Claire Nouvian, fondatrice de l’ONG Bloom, intimidée à son domicile
Claire Nouvian en 2024, photo d'illustration. - © Mathieu Génon / Reporterre
Claire Nouvian en 2024, photo d'illustration. - © Mathieu Génon / Reporterre
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Des individus se sont introduits dans l’immeuble de Claire Nouvian, la fondatrice de l’ONG de protection Bloom, dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 juin et ont aspergé la porte de son appartement de peinture noire, indique-t-elle sur son compte Instagram. « Ce matin, ma fille de 14 ans découvre la scène. [Elle] est terrorisée. Je ne sais pas si tout le monde réalise la gravité de ces actes », s’indigne-t-elle. Claire Nouvian précise qu’elle compte porter plainte et demander une enquête et une protection policière immédiates.
« Ce déchaînement de violences n’est pas un hasard : les lobbies de la pêche industrielle essaient de me faire taire car la conférence cruciale de l’ONU sur l’océan démarre dans cinq jours à Nice, en France. […] Ils savent que nous sommes à deux doigts de remporter une victoire décisive : l’interdiction du chalutage — la technique de pêche la plus destructrice de l’histoire — dans les aires marines dites “protégées” », écrit-elle encore.
La cible d’intimidations
Depuis des semaines, Claire Nouvian est la cible d’intimidations et de menaces, décrites dans un post Instagram de l’association. Le 20 mai, lors d’une soirée Bloom consacrée aux destructions causées par la pêche industrielle au cinéma Max Linder à Paris, une chanson créée grâce à l’intelligence artificielle « Claire Nouvian ment » a été diffusée par une personne présente dans la salle — un lobbyiste de la pêche industrielle, selon l’association.
Une boucle sur le réseau social WhatsApp, intitulée « Bloom Bashing », réunit 600 personnes. Elle a été créée par l’UFPA, un lobby affilié à la Coordination rurale et proche de l’extrême droite. L’association est également attaquée par le Rassemblement national et dit avoir été pourchassée « par des navires industriels en pleine mer dans la Manche ».