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Les États-Unis entrent au palmarès de la violence contre les journalistes

Assassinats, emprisonnements, prises d’otages, disparitions... « Les violences contre les journalistes atteignent un niveau inédit cette année », d’après le bilan annuel de Reporters sans frontières, publié le 18 décembre.

Au moins 63 journalistes professionnels ont été tués dans le monde en 2018, dans l’exercice de leurs fonctions, soit une augmentation de 15 % par rapport à l’année dernière. Le nombre de morts s’élève à 80 si l’on compte tous les travailleurs des médias, dont 13 journalistes citoyens (non professionnels), contre sept l’an dernier. Plus de la moitié d’entre eux ont été délibérément pris pour cible. 348 sont actuellement en détention et 60 sont otages.

Selon Reporters sans frontières, les trois pays les plus dangereux pour les journalistes sont l’Afghanistan (15 morts), la Syrie (11) et le Mexique (9), le pays en paix le plus dangereux pour les journalistes. La fusillade sanglante de cinq journalistes de la Capital Gazette à Annapolis (Maryland), en juin dernier, a propulsé pour la première fois les États-Unis dans les rangs des pays les plus dangereux, avec l’Inde (6 morts).

« Le discours de haine des journalistes, tenu par des hommes politiques, des chefs religieux et des hommes d’affaires peu scrupuleux, a des conséquences tragiques sur le terrain et se reflétée dans cette augmentation inquiétante des violations contre les journalistes », a déclaré le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire.

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