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En brefJO 2030

Les JO d’hiver attribués aux Alpes françaises

Le Comité international olympique (CIO) a attribué mercredi 24 juillet « sous conditions » les JO d'hiver de 2030 aux Alpes françaises.

Le Comité international olympique (CIO) a attribué mercredi 24 juillet « sous conditions » les JO d’hiver de 2030 aux Alpes françaises. Soit une deuxième édition olympique pour le pays six ans après les jeux qui seront inaugurés vendredi 26 à Paris. Emmanuel Macron a remercié le CIO « pour sa confiance en notre pays et sa montagne ». De son côté, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes (Centre-Est) Laurent Wauquiez est aux anges : « C’est officiel le rêve devient réalité ! » a-t-il réagi sur X.

N’en déplaise à l’élu, la réalité est encore purement théorique, car, techniquement, les jeux ne sont pas faits. Le futur — ou la future — Premier ministre français doit fournir au CIO la garantie de l’État pour organiser les JO d’hiver de 2030 « avant le 1er octobre », a annoncé mercredi son président Thomas Bach. Cet engagement financier, qui n’a pu être livré au CIO —car il nécessite la signature du Premier ministre —, « devra être ratifié par le Parlement au plus tard le 1er mars », a précisé le patron de l’instance, basée à Lausanne. Les JO ont déjà été attribués sous conditions dans le passé : c’était pour les jeux de Los Angeles en 1984.

« Nous devrions mettre nos forces dans l’élaboration de projets “quatre saisons” »

Pour les opposants, « Macron est en total déphasage avec le réel : il s’engage pour un gouvernement non constitué dont il ne sait pas s’il validera son choix, fustige Pierre Janot, conseiller régional Auvergne Rhône-Alpes. « C’est comme si vous achetiez une maison sous condition de prêt : pas de précipitation, la maison n’est pas encore à vous. »

Le budget global de JO2030 dans les Alpes françaises flirte avec les 1,9 milliard d’euros, dont 462 millions de financement public à répartir entre l’État et les régions Paca et Aura. « Est-ce que les JO sont la priorité d’un État en total déficit budgétaire ? interroge Pierre Janot. Nous devrions plutôt mettre nos forces dans l’élaboration de projets “quatre saisons” pour la montagne plutôt que six années d’investissement massif pour deux semaines de ski de piste. » En effet, les épreuves mondiales de ski sont régulièrement annulées à cause de la pénurie de neige.

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