Les fleuves d’Amazonie ne seront pas privatisés grâce au combat de peuples autochtones
Le fleuve Tapajós aurait notamment pu être aux mains de l'agrobusiness. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Gpfbcbc
Le fleuve Tapajós aurait notamment pu être aux mains de l'agrobusiness. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Gpfbcbc
Durée de lecture : 1 minute
Depuis trente-trois jours, elles et ils étaient près d’un millier à camper devant l’entrepôt Cargill, l’un des plus grands négociants agroalimentaires. À Santarém, dans le nord-est du Brésil, les militantes et militants autochtones ont finalement gagné leur lutte contre la privatisation des fleuves d’Amazonie.
Un « décret de la mort »
Le 23 février, le gouvernement brésilien a abrogé le décret qui ouvrait la voie à la concession de plus de 3 000 km de voies navigables, dont les fleuves Tapajós, Tocantins et Madeira, au profit de l’agrobusiness. Il prévoyait de confier à des entreprises privées l’entretien de ces fleuves, avec la possibilité de percevoir des péages pendant 12 à 15 ans. Sauf que pour ces communautés, ces fleuves sont bien plus que des axes de transport : ce sont des territoires de vie ancestraux dont ils dépendent pour se nourrir.
« Le géant ce n’est pas Cargill, c’est nous, a déclaré Cacique Gilson, chef de la tribu Tupinamba. Cette terre est sacrée, notre combat est ancestral et aujourd’hui c’est notre spiritualité qui a permis de stopper ce décret de la mort. »