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Santé

Les perturbateurs endocriniens sont suspectés d’altérer la fertilité

Malformations génitales, pubertés précoces, problèmes de testicules, mauvaise qualité de sperme... Santé Publique France vient de faire le point et confirme ce que les médecins et les familles constatent de plus en plus : toutes ces pathologies sont en augmentation, et elle pourrait être liée aux perturbateurs endocriniens.

Dans les études de Santé Publique France publiées mardi 3 juillet, outre les malformations du pénis, c’est surtout l’augmentation de ce qu’on appelle les cryptorchidies qui étonne (autrement dit, la non descente des testicules). Leur nombre augmente chaque année, de plus de 2,5 % depuis 2002. Elles s’opèrent mais peuvent avoir une incidence, plus tard, sur la fertilité... Autre augmentation inquiétante, celle des cancers des testicules : plus 1,5 % par an. L’étude évoque aussi une baisse de la qualité du sperme : « Les deux études qu’on a publiées montrent une détérioration de la concentration spermatique des hommes en France de 32 % sur 17 ans », explique Joelle Le Moal, épidémiologiste à Santé Publique France.

Chez les filles, ce sont les pubertés précoces qui inquiètent : les seins et la pilosité avant 8 ans. On compte près de 1.200 cas par an chez les filles, soit 10 fois plus que chez les garçons.

Là encore, pas de lien formellement établi avec les perturbateurs endocriniens, mais des soupçons que d’autres études en cours pourraient confirmer dans les années à venir.

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