Les pesticides pourront être épandus par des drones
L'usage des drones pour l'épandage de pesticides sera restreint à des cas particuliers. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Diuliano.web
L'usage des drones pour l'épandage de pesticides sera restreint à des cas particuliers. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Diuliano.web
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Des pesticides tombés du ciel, largués par des drones. Le Sénat a adopté le 9 avril une proposition de loi autorisant l’usage de ces « aéronefs télépilotés » pour « la pulvérisation de produits phytopharmaceutiques » sur les cultures.
L’usage sera limité aux parcelles à forte pente, aux bananeraies et aux vignes-mères de porte-greffes. Ce texte s’appuie sur les conclusions d’un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, qui estimait que ce mode d’épandage était « une solution intéressante pour protéger les cultures des bio-agresseurs problématiques dans certaines conditions ». Elle ajoutait néanmoins que les résultats obtenus « doivent être considérés avec précaution compte tenu du jeu de données très restreint ».
Déjà autorisé ailleurs dans l’UE
Cette loi avait été adoptée à l’Assemblée nationale en janvier. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, avait salué une mesure permettant de « lutter contre les distorsions de concurrence au sein de l’Union européenne », alors que l’épandage par drone est autorisé dans d’autres pays, comme le rapporte Le Monde.
Les députés de gauche avaient voté contre. « Vous avez ouvert la boîte de Pandore [en autorisant] le retour des pulvérisations aériennes, qui présentent des risques avérés pour la santé des agriculteurs et des riverains », avait dénoncé la députée socialiste de l’Orne Chantal Jourdan, citée par Le Monde.