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En brefÉnergie

Les rénovations énergétiques en chute libre depuis janvier

Les demandes d’aides auraient « chuté de 40 % en janvier et février, par rapport à la même période de l’année dernière » d'après les Échos.

La rénovation énergétique des logements se porte mal. Les demandes d’aides auraient « chuté de 40 % en janvier et février, par rapport à la même période de l’année dernière », selon des informations obtenues par Les Échos auprès du ministère du Logement.

Au-delà des tensions sur le pouvoir d’achat, cette chute spectaculaire serait clairement liée à la mise en place de la réforme du dispositif MaPrimRénov’ le 1ᵉʳ janvier dernier. « La réforme avait pour objectif de favoriser les rénovations globales, réputées plus efficaces, au détriment des travaux simples (changement de fenêtres, isolation des combles ou des murs, etc.) : les aides ont été supprimées sur certains de ces « mono-gestes », provoquant l’effondrement des travaux correspondants », expliquent Les Échos.

L’objectif de 200 000 rénovations en 2024 abandonné

Face à ces difficultés, le gouvernement a annoncé dès la mi-février une simplification du parcours d’accès afin de lever les lourdeurs administratives dénoncées par les acteurs du bâtiment. Le recours à un accompagnateur agréé devrait ainsi rester obligatoire uniquement pour les subventions les plus élevées.

L’accès au label « reconnu garant de l’environnement » (RGE) devrait être simplifié pour les petites et moyennes entreprises. Enfin, il a été convenu avec les professionnels que « les gestes de rénovations simples et efficaces » pourraient toujours bénéficier d’un financement. Une nouvelle réunion avec les acteurs du bâtiment est prévue le 8 mars.

Quoi qu’il en soit, dès le 22 février, Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique, a reconnu sur France 2 que « nous ne ferons pas 200 000 rénovations performantes en 2024 » comme cela était prévu. C’est d’autant plus improbable que l’État a décidé de réduire le budget de MaPrimeRénov’, dans le cadre de son coup de rabot de 10 milliards d’euros. Alors que le montant total du dispositif devait atteindre 5 milliards d’euros pour 2024, il sera raboté de 1 milliard d’euros.

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