Le moustique tigre est de retour : comment s’en débarrasser
Le moustique tigre a débarqué en France en 2004. - Pxhere/CC0
Le moustique tigre a débarqué en France en 2004. - Pxhere/CC0
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Le retour de la chaleur marque aussi celui des moustiques, et en particulier du moustique tigre. Pour lutter contre cet agresseur diurne, un seul mot d’ordre : faites la chasse à tous les petits récipients d’eau, dans lesquels se développe la larve de la bestiole, que ce soit sur le balcon, la terrasse ou dans le jardin.
Pots, soucoupes, arrosoirs, jouets pour enfant, brouettes, pied de parasols, bâches… La moindre retenue d’eau suffit à la femelle pour pondre ses œufs. Il est donc primordial de les vider très régulièrement, les mettre à l’abri ou de les positionner pour qu’ils ne puissent pas stocker d’eau (arrosoirs tête en bas, par exemple). Pour les plantes en pot, on peut continuer à les arroser à condition de mettre du sable dans la coupelle.
Choisissez votre « jour du moustique »
Les spécialistes conseillent de choisir un « jour du moustique » dans la semaine pour vider et ranger tout potentiel « gîte larvaire » (site de ponte). « La lutte contre les gîtes larvaires, c’est la base fondamentale, insiste Guillaume Lacour, entomologiste médical et responsable scientifique à Altopictus, une entreprise spécialisée dans la lutte contre le moustique tigre. Les autres actions viendront seulement en complément. »
Information importante à connaître : le moustique tigre a un rayon d’action limité à 150 m, ou pas beaucoup plus. Autrement dit, quand vous vous faites piquer, il y a de fortes probabilités pour que l’auteur de cette agression provienne de chez vous, ou bien d’un voisin très proche.
Attention aux récupérateurs d’eau
Quelques endroits sont particulièrement propices au développement du moustique tigre. C’est le cas des récupérateurs d’eau. Le plus simple et efficace est de couper la gouttière à quelques centimètres au-dessus de l’entrée du récupérateur, puis d’équiper l’orifice de ce dernier d’une moustiquaire bien étanche que vous collerez de façon pérenne. Même chose pour les regards d’eau.
Pour les récupérateurs sous forme de bidon, une technique consiste à tendre une moustiquaire bien serrée sur le bidon, par exemple en utilisant un modèle de moustiquaire vendu avec cordon dans le commerce. L’idéal est de remplacer ensuite ce cordon par un fil à plomb, beaucoup plus efficace à l’usage pour repositionner correctement la moustiquaire.
Enfin, gare aux terrasses à plots posées sur du béton, sans évacuation ou avec une évacuation défectueuse. C’est l’un des casse-tête dans la lutte antimoustique. Si aucune solution d’évacuation n’est possible, on peut recourir à un produit liquide à base de polydiméthylsiloxane (PDMS), une sorte de silicone. Une pellicule étanche va s’étaler sur toute la surface de l’eau et étouffer les larves. Mais attention, il s’agit d’un produit à base de pétrole qui ne peut pas être utilisé dans les endroits où l’eau retourne à la nature.
Pour tout savoir sur les techniques pour lutter contre les moustiques, reportez-vous à notre guide complet sur le sujet !