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Municipales 2026

Municipales : La France insoumise confirme sa percée, malgré des alliances vaines

Le député de La France insoumise David Guiraud a remporté l’élection municipale à Roubaix.

Municipales — La France insoumise évoque une « percée remarquable » au second tour. Si elle l’emporte dans des villes majeures comme Roubaix ou Saint-Denis, c’est la « social-écologie » qui a gagné, sans alliance avec LFI, à Paris et Marseille.

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui a pour la première fois investi les élections municipales pour en faire un laboratoire en vue de la présidentielle, s’estime gagnant. Non seulement le parti, qui partait de rien, a emporté des mairies, mais il est arrivé à imposer son rapport de force dans l’entre-deux-tours.

Dans plusieurs grandes villes, les alliances du Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) ou Les Écologistes et LFI ont permis à la gauche de l’emporter, notamment à Lyon, Grenoble et Nantes. Pour autant, les alliances larges à gauche ont le plus souvent débouché sur une défaite, et les reports de voix ne se sont pas effectués à la hauteur des espoirs à Limoges, Brest, Clermont-Ferrand, Poitiers. Dans les villes symboles de Paris et Marseille, la « social-écologie » a gagné sans alliance avec LFI.

Vers 20 h 20, tandis que peu de résultats étaient dévoilés, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a salué la « percée remarquable » du parti de Jean-Luc Mélenchon « qui se conforme et se renforce ». Après la victoire de Bally Bagayoko à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dès le premier tour, LFI gagne Roubaix (Nord) et Le Tampon (La Réunion).

Une percée insoumise dans plusieurs villes

Largement en tête du premier tour, le député David Guiraud devient le nouveau maire de la ville populaire de Roubaix avec 53,19 % des voix. En face, le maire de droite sortant Alexandre Garcin obtient 25,55 % ; la tête d’union de la gauche, Karim Amrouni, qui avait préféré y aller en solo, récolte 11,30 % des voix ; et la candidate RN, Céline Sayah, 9,97 %.

Aly Diouara, candidat LFI, gagne la mairie de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) avec 51,33 % des voix face au socialiste Oumarou Doucoure (48,47 %). La ville était entre les mains du Parti communiste français depuis soixante-dix ans, dont trente ans sous l’autorité du maire sortant. Arrivée troisième au premier tour, la communiste Nadia Chahboune s’était alliée avec LFI pour faire face au PS.

D’autres communes passeraient désormais sous les couleurs LFI : Vénissieux (Rhône), Sarcelles (Val-d’Oise) ou encore dans le fief historique Creil (Oise).

À Lyon, Nantes et Grenoble, les maires écologistes et socialistes sortants, alliés à LFI, ont gardé leur ville.

Des alliances qui ne suffisent pas

En revanche à Toulouse, comme à Limoges, Brest et Besançon, le ralliement des listes socialistes au candidat LFI arrivé en tête au premier tour a échoué. Dans la ville rose, Jean-Luc Moudenc (DVD) a été réélu avec 53,87 %, selon les premiers résultats. En face, l’insoumis François Piquemal arrive derrière (46,13 %) malgré un ralliement de toute la gauche derrière lui grâce au socialiste François Briançon.

Du côté de Brest, la fusion entre le maire socialiste François Cuillandre et l’insoumise Cécile Beaudouin n’a pas suffi pour l’emporter face à la droite. À Limoges, c’est le candidat des Républicains Guillaume Guérin qui l’emporte (51,25 %). Le député insoumis Damien Maudet arrive en deuxième position (40,82 %) malgré un soutien du candidat PS.



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