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Autoroute A69 : des procès en série et une commission d’enquête parlementaire

les opposants au projet d'autoroute A69 entre Toulouse et Castres font face à une répression conséquente (photo d'illustration).

L’actualité de la lutte contre l’A69 ne faiblit pas. Alors qu’une zad s’est créée depuis plus d’une semaine sur la dernière forêt encore debout sur le tracé de l’autoroute, les opposants et les opposantes au projet doivent faire face à une répression conséquente. « Une série sans précédent de procès va s’ouvrir pour juger des militants et des militantes », annonce un de leurs communiqués.

Des procès en série

Mercredi 17 janvier au Tribunal de Toulouse, quatre écureuils — les grimpeurs et grimpeuses qui vivaient perchés dans les arbres menacés — passeront en procès. Ils sont accusés d’avoir bloqué une machine à Verfeil, en Haute-Garonne. À la barre, on retrouvera en tant que grands témoins l’eurodéputée et tête de liste des écologistes aux Européennes, Marie Toussaint, ainsi que le scientifique Christophe Cassou. Le lendemain, 18 janvier, une militante affrontera aussi la justice. Elle est accusée d’avoir « désarmé NGE » — l’entreprise qui gère le chantier — en incendiant des véhicules.

Un autre procès aura lieu la semaine prochaine. Le 23 janvier, plusieurs écureuils sont convoqués au Tribunal de Castres, d’autres le 14 février, au même tribunal, puis le 19 mars et le 23 avril et le 15 mai. L’ensemble des collectifs en lutte contre l’A69 se disent solidaires des inculpés. « Il n’y a rien de comparable entre les faits qui leur sont reprochés et les destructions irréversibles engendrées dans le Tarn [...] Une machine en vaut bien une autre : mais on ne remplace pas une colline, ni les êtres ni les souvenirs qu’elle recèle », écrivent-ils dans leur communiqué.

Les opposants et les opposantes affirment qu’ils ne se laisseront pas « isoler » ni « paralyser ». « Ces procès sont aussi l’occasion d’affirmer les liens qui nous unissent face au mépris des décideurs, et de renforcer notre combat », disent-ils.

Une commission d’enquête parlementaire

En parallèle, à l’Assemblée nationale, les députés écologistes vont lancer une commission d’enquête parlementaire. Les élus vont user de leur droit de tirage annuel qui permet à chaque groupe de créer la commission de son choix. « Il s’agira de mettre en lumière toutes les collusions qu’il peut y avoir dans ce dossier », a détaillé à l’AFP la députée écologiste Christine Arrighi, dénonçant « un scandale écocide d’un chantier qui n’a aucune raison d’être, ni économique, ni financière, et encore moins environnementale ».

Une pétition sur le site de l’Assemblée nationale en faveur de l’abandon du projet a déjà récoltée plus de 50 000 signatures.

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