Nucléaire : Greenpeace doit payer 30 000 euros pour être entrée dans une centrale
La centrale nucléaire de Gravelines, dans le canal de rejet de laquelle douze militants de Greenpeace ont pénétré en octobre 2024. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Raimond Spekking
La centrale nucléaire de Gravelines, dans le canal de rejet de laquelle douze militants de Greenpeace ont pénétré en octobre 2024. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Raimond Spekking
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Le tribunal de Dunkerque a condamné le 2 septembre l’ONG Greenpeace à 30 000 euros d’amende pour une intrusion de militants sur le site de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord), en octobre 2024.
Douze activistes étaient entrés à bord de pneumatiques motorisés sur le canal de rejet de la centrale, brandissant banderoles, cerfs-volants en forme de méduse et fumigènes bleus, afin d’alerter sur les risques de submersion marine d’un site appelé à accueillir deux futurs réacteurs EPR. Cinq d’entre eux sont condamnés à 800 euros d’amende, inscrits à leur casier judiciaire. Les sept autres sont sanctionnés de la même somme, dont 400 euros avec sursis. Le parquet avait requis en juin des peines allant jusqu’à six mois de prison avec sursis.
Pour leur avocate, Marie Dosé, cette décision « porte atteinte à la liberté d’expression des militants » et envoie « le pire signal » à leur combat. Greenpeace regrette également que la justice n’ait pas reconnu la légitimité d’une action « non violente et symbolique ».
Le montant des dommages et intérêts sera fixé le 15 janvier 2026. EDF dénonce un « dommage important » et réclame 890 000 euros. Cette condamnation survient trois ans après une intrusion similaire sur le chantier de l’EPR de Flamanville (Manche), qui avait déjà valu à Greenpeace 80 000 euros d’amende.