Paul Watson n’est plus recherché par Interpol
Paul Watson a été libéré par la justice danoise le 17 décembre 2024. - © Sea Shepherd France
Paul Watson a été libéré par la justice danoise le 17 décembre 2024. - © Sea Shepherd France
Durée de lecture : 1 minute
L’activiste et fondateur de l’ONG Sea Shepherd, Paul Watson, ne fait plus l’objet d’une demande d’arrestation internationale. La notice rouge d’Interpol, émise en 2012 par le Japon à son encontre, a été suspendue, informe Sea Shepherd France dans un communiqué du 8 avril. Le pays accuse le capitaine d’être en partie responsable de dommages et blessures causés à un navire de chasse à la baleine en 2010.
Le Danemark avait répondu à cette notice en arrêtant Paul Watson, fin juillet dernier au Groenland. Les autorités danoises avaient finalement décidé de refuser son extradition vers le Japon le 17 décembre.
Le Japon n’avait pas renoncé à poursuivre le militant pour autant. C’est finalement la commission de contrôle des fichiers d’Interpol qui a décidé de suspendre la notice rouge. Sea Shepherd France indique que la commission a émis des doutes sur la conformité de la notice vis-à-vis des règles de l’organisation « sur la base de la démonstration faite de la motivation politique de l’affaire au Japon, de la disproportion évidente du mandat d’arrêt, des divers risques de violation de plusieurs de ses droits fondamentaux ». Elle évoque aussi de « nombreuses incohérences et inexactitudes, voire des mensonges » dans le dossier japonais.
Interpol rendra sa décision définitive en juin, en pleine Conférence des Nations unies sur les océans, où le défenseur de l’environnement sera présent.