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En brefJustice

Paysan tué par un gendarme : la famille craint un non-lieu

Lors de l'hommage à Jérôme Laronze dans la ferme familiale, le 21 mai 2022.

Alors que l’instruction vient d’être close dans l’affaire Jérôme Laronze, les proches de l’agriculteur tué par un gendarme en 2017 ont manifesté le 24 mai devant le tribunal de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) pour demander justice.

Il y a huit ans, l’éleveur était tué de trois balles tirées par un gendarme, alors qu’il fuyait les représentants d’une administration au service, selon lui, de l’industrialisation de l’agriculture. Reporterre avait longuement enquêté sur sa mort.

Après une longue procédure, l’instruction a été close le 19 mai dernier, ont indiqué à Libération les proches de l’agriculteur. Pour autant, rien ne garantit qu’il y ait un procès, s’inquiète Marie-Pierre Laronze, sœur de l’éleveur : « Vu la façon dont a été traité le dossier, j’ai des craintes, a-t-elle expliqué à France 3. On risque d’aller vers un non-lieu, au vu de tous les éléments qui n’ont pas été exploités. »

La famille regrette ainsi « une instruction a minima », où seuls les éléments apportés par les trois gendarmes présents lors de la mort de l’éleveur ont été pris en compte. Leur version a pourtant été contredite par un rapport étayé de la rapporteuse des droits, publié en janvier dernier.

Désormais, le procureur a trois mois pour formuler ses observations, puis le dossier reviendra à l’instruction qui décidera, in fine, d’un procès ou de l’abandon des poursuites envers le gendarme mis en examen.

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