Que propose la gauche face à la canicule ? Tour d’horizon en cinq propositions
Créer un droit à la fraîcheur est une proposition portée par LFI et les Écologistes. - © Djoudi Hamani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Créer un droit à la fraîcheur est une proposition portée par LFI et les Écologistes. - © Djoudi Hamani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Alors que la France vient de subir une canicule d’une sévérité exceptionnelle et pourrait en connaître de nouvelles, tour d’horizon des solutions portées par la gauche pour faire face aux vagues de chaleur.
Ventilateurs, couvertures de survie sur les fenêtres, climatisation pour celles et ceux qui ont les moyens de l’installer… Durant la canicule d’une sévérité exceptionnelle qui s’est déployée dans le pays entre le 17 et le 28 juin, les Françaises et Français ont essayé tant bien que mal de trouver des moyens pour se rafraîchir.
De quoi mettre en exergue l’inaction du gouvernement en termes de lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi le manque criant de mesures d’adaptation mises en place par l’État face aux vagues de chaleur — n’en déplaise à Emmanuel Macron, qui a osé parler d’un « gros travail » en la matière.
Alors que de nouvelles vagues de chaleur se profilent dans les semaines à venir, quelles sont les solutions avancées par la gauche afin de s’adapter à la canicule ? Voici un tour d’horizon en cinq propositions portées par La France insoumise (LFI) et /ou les Écologistes.
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L’instauration d’un « congé climatique » ou d’un « droit de retrait climatique »
La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a annoncé sur BFMTV le 24 juin qu’une proposition de loi en ce sens allait être déposée par son parti.
Inspirée de ce qui se fait déjà en Espagne, cette mesure vise à instaurer un nouveau droit pour les salariés français : celui de « s’absenter sans perte de revenus lorsqu’un événement climatique extrême les empêche de travailler ou de télétravailler ». Le congé climatique proposé par les Écologistes pourrait aller jusqu’à cinq jours.
Dans la même veine, LFI propose l’instauration d’un « droit de retrait climatique » pour les travailleurs, ainsi qu’un congé climatique pour les parents d’élèves.
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Prendre à bras-le-corps le problème des logements « bouilloires »
Contrairement à ce qu’a dit le présentateur Yann Barthès sur le plateau de Quotidien, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne durant les épisodes caniculaires.
Les personnes, souvent précaires, habitant dans des logements mal isolés qui se muent en « bouilloires » lors des fortes chaleurs, sont particulièrement exposées. Alors que le gouvernement a officialisé le 24 juin un projet de loi prévoyant de réautoriser la location de ce type d’habitations, les Écologistes et LFI proposent au contraire de s’attaquer à cette problématique.
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Le droit pour les locataires d’exiger à leurs bailleurs des dispositifs de protection contre la chaleur (LFI et les Écologistes), la création d’un fonds d’urgence pour l’adaptation des logements aux fortes chaleurs, lequel serait ciblé sur les ménages les plus modestes (LFI) ou encore le renforcement de la réglementation environnementale dans la construction (les Écologistes), font partie des mesures avancées par les deux partis politiques.
Ces organisations plaident par ailleurs depuis longtemps pour un plan ambitieux de rénovation thermique des bâtiments.
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La création d’un droit à la fraîcheur
C’est une proposition portée à la fois par LFI et les Écologistes : celle de créer un droit à la fraîcheur. Les Insoumis demandent ainsi à ce que « l’ensemble des lieux publics indispensables pour se rafraîchir, à l’instar des lieux culturels (musées, médiathèques, cinémas) climatisés » soient accessibles gratuitement en période estivale. De même pour les piscines municipales.
Les Écologistes, eux, portent une proposition de loi visant à garantir un droit opposable à la fraîcheur : celle-ci prévoit l’obligation pour les propriétaires et les bailleurs de rendre tout ou partie des logements frais et, dans le cas où cette obligation ne serait pas respectée, que les personnes exposées « à un risque vital » soient mises à l’abri par la préfecture dans « un logement ou refuge tempéré ». Un droit qui serait « activable par les citoyennes auprès des autorités ou de la justice ».
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La réquisition des logements vacants pour les personnes sans-abri
Alors que 3,1 millions de logements sont vacants en France, LFI propose de réquisitionner ces habitations afin de loger les personnes sans-abri, ces dernières étant particulièrement touchées lors des épisodes caniculaires. Selon le collectif Les Morts de la rue, qui a recensé 960 décès en 2025, la mortalité des personnes sans domicile fixe est tout aussi élevée en été qu’en hiver.
Plusieurs d’entre elles sont mortes lors de l’épisode caniculaire de juin, à Paris, à Argenteuil et à Laval. Le 26 juin, LFI a ainsi déposé une proposition de loi « visant la mise à l’abri des personnes sans domicile fixe en période de canicule ».
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Un plan de soutien aux services publics
La rénovation thermique des bâtiments publics (hôpitaux, écoles, Ehpad…) est une priorité pour Les Écologistes et LFI, qui réclament en outre, à des fins d’adaptation, l’installation urgente de climatiseurs dans ces lieux accueillant des personnes vulnérables.