123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefLibertés

RSF et le SNJ soutiennent les journalistes de Reporterre intimidés lors d’une action à BASF

Des centaines de militants ont bloqué l’usine normande du géant agrochimique BASF, le 17 novembre 2025.

Reporters sans frontières (RSF) et le Syndicat national des journalistes (SNJ) ont exprimé leur soutien à Reporterre après les violences policières subies par des membres de notre rédaction le 17 novembre. Ce jour-là, notre journaliste Léa Guedj et notre photographe Pierre-Yves Lerayer couvraient une action de désobéissance civile menée contre le géant de l’agrochimie BASF. Alors qu’ils avaient décliné leur identité professionnelle, notre consœur et notre confrère ont été gazés à bout portant par des agents de police, violemment agrippés à plusieurs reprises, et le téléphone de Léa Guedj lui a été confisqué durant de longues minutes.

« Il convient de rappeler une évidence : les journalistes ne sont pas complices des actions qu’ils couvrent, pointe Laure Chauvel, responsable du bureau France de RSF. Ce nouvel épisode de violences confirme un regrettable schéma récurrent d’intimidation et d’entrave à l’égard des journalistes qui enquêtent et informent sur des sujets graves liés à l’environnement. »

Le Syndicat national des journalistes dénonce lui « cette nouvelle atteinte à la liberté d’informer et à la liberté de la presse » et rappelle que les journalistes « sont des observateurs et non des acteurs » et que « couvrir les actions des militants est essentiel pour permettre aux citoyens et citoyennes d’accéder à l’information ».

Le SNJ a annoncé saisir le ministère de l’Intérieur pour lui demander de lancer une enquête administrative sur cette tentative d’intimidation des journalistes. Il appelle également le gouvernement à « donner des instructions claires aux policiers pour garantir le respect de la liberté d’information lors de prochaines mobilisations de ce type ».

legende