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RSF présente 30 journalistes attaqués pour leurs enquêtes sur l’environnement dans le monde

Inès Léraud, en 2017, autrice notamment de Champs de bataille et Les Algues vertes, l'histoire interdite (Delcourt).

À deux semaines de la COP30 qui s’ouvre à Belém au Brésil (10 au 21 novembre), l’ONG Reporters sans frontières (RSF) dresse le portrait de 30 journalistes victimes d’attaques, ces douze derniers mois, pour avoir couvert des sujets environnementaux. Cette initiative met en lumière les entraves qui pèsent sur les journalistes et l’information climatique, partout dans le monde.

À côté du portrait de la journaliste française Inès Léraud — victime de harcèlement et de poursuites en diffamation pour son travail sur le scandale des algues vertes en Bretagne — sont présentés d’autres journalistes qui ont travaillé en Asie, Amérique latine, Afrique ou dans le Moyen-Orient.

Parmi eux, le journaliste Sneha Barve, menacé de mort et violemment agressé pour des enquêtes sur l’exploitation illégale de ressources naturelles en Inde, et la Brésilienne Eliane Brum, qui a subi des pressions pour ses enquêtes sur la déforestation amazonienne et les atteintes aux communautés autochtones.

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Relayant le récent appel d’António Guterres, secrétaire général de l’ONU, à lutter contre la désinformation climatique, la directrice éditoriale de RSF Anne Bocandé souhaite que « les États s’engagent pour l’intégrité de l’information et la protection des journalistes ». Selon un rapport de l’ONU de 2024, 70 % des journalistes environnementaux subissent des agressions et des menaces à cause de leur travail.

En dix ans, trente journalistes ayant enquêté sur des thématiques environnementales ont été tués, indique RSF.

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