Rongeurs, oiseaux... Une étude révèle les proies préférées des chats
Les oiseaux représentent 21 % des proies chassées par les chats, avec une grande représentation de passereaux. - Pxhere / CC
Les oiseaux représentent 21 % des proies chassées par les chats, avec une grande représentation de passereaux. - Pxhere / CC
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Entre 2015 et 2022, plus de 5 000 chats de France métropolitaine ont été suivis par la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM), dans le cadre d’une enquête participative. En plein débat sur les conséquences des chats pour la biodiversité, cette étude publiée le 14 novembre dans la revue scientifique Animals permet de mieux comprendre leur comportement de prédation.
Elle révèle que les petits mammifères (en particulier les campagnols, les souris et les musaraignes) sont la cible privilégiée des chats domestiques : ils représentent 68 % des 36 568 proies étudiées. Viennent ensuite les oiseaux (21 % des proies, avec une grande représentation de passereaux), puis les reptiles (8 %, majoritairement des lézards). Poissons, araignées, insectes, amphibiens, gastéropodes et crustacés ont également été pris entre leurs griffes, de manière plus épisodique.
Les oiseaux majoritairement ciblés en automne
Les scientifiques ont pu mettre en évidence l’influence des saisons et de l’âge des chats sur le choix de leurs proies. Oiseaux, lézards et musaraignes sont surtout chassés au printemps-été, tandis que les rongeurs et les oiseaux sont majoritairement ciblés en automne. Les jeunes chats semblent avoir une prédilection pour les musaraignes et les oiseaux, tandis que leurs aînés préfèrent les campagnols et les mulots. Le paysage, enfin, a également une influence : plus les pressions humaines sont fortes (en ville, par exemple), plus les proies sont des oiseaux et des lézards. Campagnols et mulots sont davantage ciblés dans les zones peu affectées par l’espèce humaine.
« Le chat, l’une des espèces invasives les plus problématiques au monde »
Il y a quelques jours, une étude parue dans le journal scientifique Nature Communications estimait que le chat étaient « l’une des espèces invasives les plus problématiques au monde ». Ils se nourriraient de plus de 2 000 espèces différentes, dont 17 % seraient en péril. Nos camarades à moustache sont cependant loin d’être la seule menace pesant sur la biodiversité. Pesticides, pollution, déforestation, changement climatique et urbanisation sont les causes majeures de l’effondrement du vivant.