Pour dessaler l’eau, le Maroc veut utiliser des réacteurs nucléaires russes
Le Maroc est proche du niveau de « pénurie extrême en eau ». Il possède déjà une douzaine de stations de dessalement d’eau de mer. - Pexels / CC / franzbird
Le Maroc est proche du niveau de « pénurie extrême en eau ». Il possède déjà une douzaine de stations de dessalement d’eau de mer. - Pexels / CC / franzbird
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L’atome pour faire face à la pénurie d’eau au Maroc ? Fin juillet, en marge du deuxième sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg, l’entreprise marocaine Water and Energy Solutions a signé un protocole d’accord avec le groupe étatique nucléaire russe Rosatom pour la construction de stations de dessalement d’eau de mer fonctionnant à l’énergie nucléaire. Plus précisément, ces unités de dessalement seraient adossées à de petits réacteurs modulaires (SMR).
Avec à peine plus de 600 mètres cubes d’eau par habitant et par an, le Maroc est proche du niveau de « pénurie extrême en eau » défini par l’Organisation des Nations unies (ONU). Le pays dispose déjà d’une douzaine de stations de dessalement d’eau de mer alimentées aux énergies fossiles et renouvelables. Son objectif est d’atteindre 1 milliard de mètres cubes d’eaux dessalées d’ici 2030, soit 50 % des besoins en eau potable du royaume. D’où son intérêt pour le dessalement nucléaire, une source d’énergie réputée plus stable et moins coûteuse. Or la Russie est pionnière en la matière, puisqu’elle a lancé sa première unité de dessalement nucléaire en 1973 et dispose de la deuxième capacité mondiale en dessalement sur son site de Rostov.
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Pour son approvisionnement en uranium, le Maroc pourrait puiser dans ses propres réserves. Selon le groupe de réflexion étasunien Middle East Institute, le sous-sol du pays abriterait 6,9 millions de tonnes d’uranium dans ses réserves de phosphate, soit la plus grande quantité au monde de ce minerai. Il reste néanmoins difficilement exploitable.