Stocamine : les militants d’Extinction Rebellion expulsés par les gendarmes
Les militants d'Extinction Rebellion se sont accrochés au cou près du site de Stocamine. - © Extinction Rebellion Strasbourg
Les militants d'Extinction Rebellion se sont accrochés au cou près du site de Stocamine. - © Extinction Rebellion Strasbourg
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Les forces de gendarmerie ont expulsé les militants écologistes, cadenassés depuis plus de trois jours aux abords du site d’enfouissement de déchets dangereux de Stocamine. Enveloppés dans des couvertures de survie, les quatre activistes d’Extinction Rebellion s’étaient accrochés le cou à une palissade métallique, à l’aide d’antivols de bicyclette. Les clés de cadenas auraient ensuite été envoyées à la préfecture du Haut-Rhin et au ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu.
Le 29 avril, en fin de journée, les gendarmes les ont finalement détachés avec une disqueuse, « à bonne distance des journalistes », précise l’AFP. Pris en charge par les pompiers, les militants protestaient contre le confinement définitif de 42 000 tonnes de mercure, d’amiante, d’arsenic et autres déchets toxiques, dans cette ancienne mine de potasse, à Wittelsheim.
Une nappe phréatique dont dépendent 7 millions de personnes
Initialement autorisé pour une durée de trente ans, en 1997, ce stockage se voulait « réversible ». Pourtant, en septembre 2023, leur enfouissement définitif a été acté. Une décision qui fait l’objet de deux recours, devant la justice administrative française et la Cour européenne des droits de l’Homme.
Ceux-ci n’ont pas freiné l’État pour autant. Début mars, les premiers blocs de béton ont été coulés pour ériger les futurs barrages. Le chantier devrait s’étendre sur plus de trois ans. Dans un communiqué, Extinction Rebellion prévient que « ces déchets contamineront inéluctablement la nappe phréatique, empoisonnant ainsi l’eau dont dépendent 7 millions de personnes sur plusieurs pays ainsi que toute la faune et la flore du bassin rhénan ».