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En brefPesticides

Cancer, Parkinson... 523 malades des pesticides indemnisés en 2023

Les viticulteurs sont fortement exposés aux pesticides contenant de l’arsenic. En 2023, 681 demandes ont été déposées Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides.

Depuis 2020, année de sa création, le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) a traité près de 1 800 dossiers et accepté une indemnisation dans près de 80 % des cas. C’est le bilan dressé par le Fonds dans un rapport publié le 9 août dernier. Cancer de la prostate, glioblastome, maladie de Parkinson... Cette instance est chargée d’examiner les demandes de personnes qui s’estiment malades en raison d’une exposition dans le cadre professionnel, ainsi que les cas d’enfants ayant été exposés in utero.

Rien que sur l’année 2023, 681 demandes ont été déposées, dont 10 concernant des enfants. Au final, 523 ont obtenu une indemnisation. Dans 91 % des cas, il s’agit de travailleurs agricoles (en activité ou retraités) dont 40 % sont des salariés agricoles. Les femmes sont chaque année un peu plus nombreuses (près de 11 % en 2023).

Hausse des victimes en arboriculture fruitière

Les trois secteurs d’activités les plus représentés sont la « polyculture élevage », largement en tête, puis la viticulture fortement exposée aux pesticides contenant de l’arsenic (interdits en 2001) et les cultures « céréalières légumineuses/industrielles ». La part de victimes du secteur de l’arboriculture fruitière a beaucoup augmenté, note le FIVP. Une hausse qui peut en partie s’expliquer par l’arrivée de dossiers reçus des Antilles pour l’exposition au chlordécone et aux autres pesticides. Une évolution législative permet en effet aux salariés agricoles de bénéficier des mêmes dispositions que les métropolitains depuis le 1er janvier 2022.

« La connaissance de l’existence et de l’action du Fonds est toutefois encore insuffisante, comme en témoignent les disparités géographiques dans les taux de recours, juge Laurent Habert, président du conseil de gestion du FIVP. Il nous faut améliorer encore l’information des bénéficiaires potentiels, qu’il s’agisse des professionnels ou des enfants exposés, en métropole comme dans les Outre-Mer. »

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