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En brefHabitat et urbanisme

MaPrimeRénov’ : des démarches plus simples, pour des rénovations moins efficaces

Les procédures d'accès à MaPrimeRénov' vont être une nouvelle fois être simplifiées.

Un maçon n’y trouverait pas ses petits. Mercredi 15 mai, le dispositif MaPrimeRénov’ connaîtra un énième toilettage. L’objectif ? Simplifier au maximum l’accès à cette aide financière, qui soutient la rénovation des logements.

Avec deux changements majeurs : il ne sera plus obligatoire de fournir un diagnostic de performance énergétique (DPE) pour prétendre au dispositif, et il sera possible de recevoir MaPrimeRénov’ pour des travaux d’isolation sans avoir besoin de changer de système de chauffage.

Rétropédalage du gouvernement

Pourquoi ce nouveau revirement ? Rembobinons : en janvier, après des années à financer des travaux au coup par coup, les barèmes d’aides à la rénovation énergétique ont changé afin de soutenir enfin les rénovations globales, celles qui permettent réellement de transformer des passoires en bâtiment bas carbone.

Problème : entre janvier et mars, le nombre de rénovations énergétiques réalisées dans le cadre de MaPrimeRénov’ a baissé de 43 % par rapport à la même période en 2023, rapporte le site spécialisé Hello Watt. Le nombre de dossiers de demandes d’aide déposés a également chuté de 65 % entre le premier trimestre 2024 et celui de 2023.

Au-delà des tensions sur le pouvoir d’achat, cette chute spectaculaire serait clairement liée à la réforme du dispositif MaPrimRénov’. « La réforme avait pour objectif de favoriser les rénovations globales, réputées plus efficaces, au détriment des travaux simples (changement de fenêtres, isolation des combles ou des murs, etc.) : les aides ont été supprimées sur certains de ces monogestes, provoquant l’effondrement des travaux correspondants », expliquaient Les Échos en mars.

« Une parenthèse pour laisser du temps à la filière »

Le rétropédalage du gouvernement ne s’est pas fait attendre. Un aveu d’échec ? « Le retour des monogestes n’est certes pas un signal favorable pour inciter les ménages à réaliser des rénovations énergétiquement ambitieuses, observe dans un communiqué Vincent Legrand, président de Dorémi, un des acteurs majeurs du secteur. Ce retour des gestes de travaux est aujourd’hui affiché par l’État comme une parenthèse pour laisser le temps à la filière du bâtiment de sortir de la crise en cours — baisse des constructions neuves, baisse des prêts et donc de la demande de travaux — et de se réorganiser. »

Par ailleurs, le parcours accompagné, qui permet de bénéficier d’aides substantielles pour des rénovations globales, est toujours possible. Vous êtes un peu perdus ? L’entreprise spécialisée dans la rénovation énergétique Effy a publié un guide des nouvelles subventions.

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