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En brefQuotidien

Un smartphone peu réparable pourrait bientôt coûter plus cher

Les bonus et malus envisagés par le gouvernement pourraient occasioner une différence de prix allant jusqu'à 60€ pour l'achat d'un appareil neuf.

D’ici juillet 2024, les consommateurs pourraient avoir à payer 20 € supplémentaires, ou à l’inverse bénéficier de 40 € de remise, lors de l’achat d’une télévision ou d’un smartphone. La cause : le ministère de la Transition écologique planche sur un dispositif d’éco-modulation. En clair, les appareils électroniques et électroménagers se verraient attribuer un bonus ou un malus, en fonction de leur indice de réparabilité.

Ce projet d’arrêté, concrétisant une mesure de la loi Agec, a été soumis à consultation publique du 30 octobre au 24 novembre 2023. Dans les commentaires, épluchés par Le Monde, de nombreux lobbies réclament des délais supplémentaires.

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Pour le groupe propriétaire des magasins Boulanger, ces primes risquent « de générer une inflation au détriment principal des Français les moins aisés et de bénéficier uniquement aux consommateurs les plus aisés, capables d’investir dans des produits premium ». Interrogé par nos confrères, l’Hôtel de Roquelaure rétorque qu’il est possible de créer « des modèles d’entrée de gamme avec un bon indice de réparabilité ».

Le ministère réfléchit en outre à introduire un indice de durabilité dans le calcul des primes. Concernant les téléphones, celui-ci prendrait en compte la résistance aux chutes, l’étanchéité ou encore le vieillissement des batteries. Seulement là aussi, ces critères nécessitent des pièces coûteuses… difficilement utilisables pour les produits premier-prix.

Enfin, l’entreprise Back Market déplore que les produits reconditionnés « ne soient pas reconnus comme des produits vertueux à privilégier », contrairement aux neufs. « Un signal politique contradictoire », alors même qu’en 2022, l’Ademe démontrait que l’acquisition d’un produit électronique reconditionné permettait de diminuer drastiquement son impact environnemental.

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