VIDÉO - Les « malfaiteurs » de Bure disent leur vérité

Durée de lecture : 1 minute

21 novembre 2018 / Reporterre

Voyant leurs libertés durement restreintes par un contrôle judiciaire, les militants anti-nucléaires poursuivis par la justice ont décidé de s’exprimer. En vidéo, ils et elles racontent ce qu’ils subissent et pourquoi ils luttent contre le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires.

En juin dernier, des dizaines de policiers et gendarmes ont opéré des perquisitions brutales chez une dizaine de personnes opposées au projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires. Sept d’entre elles sont restées en garde à vue pendant plusieurs dizaines d’heures, subissant plusieurs interrogatoires des policiers. Fait exceptionnel, un avocat, Maître Étienne Ambroselli, a été lui aussi perquisitionné et retenu près de 48 heures en garde à vue. Depuis, cinq personnes restent sous contrôle judiciaire, et deux autres ont, en septembre et octobre, été aussi placées par l’appareil judiciaire dans cette situation.

Les militants sous contrôle judiciaire se voient reprocher de participer à une « association de malfaiteurs ». Ils ne sont pas visés pour des faits précis et ne sont pas condamnés, mais subissent du fait du contrôle judiciaire des restrictions fortes de leurs libertés. Le 28 novembre, la Cour de cassation doit décider si ce contrôle judiciaire est levé.

Plusieurs d’entre eux ont choisi de s’exprimer ouvertement, de dire pourquoi ils luttent et ce qu’ils subissent. Voici leurs témoignages.


Angèle : « Ne pas baisser les bras, même si l’on sacrifie beaucoup de sa vie personnelle »


Joël : « La mise en commun, c’est une façon de répondre à une industrie nucléaire qui joue sur l’isolement des gens »


Pivoine : « Le contrôle judiciaire que je subis, c’est déjà une peine. Mais je ne vais pas m’arrêter »


Chloé :« Je me sens bloquée dans ma vie. Mais ils ne détruiront jamais mes idées »


Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Lire aussi : À Bure, la justice sert à réprimer la lutte contre les déchets nucléaires

Source : Reporterre avec La chaîne « Paroles de Malfaiteur-e-s »

Photo : Angèle le 14 novembre (© Lorène Lavocat/Reporterre)

DOSSIER    Déchets nucléaires

THEMATIQUE    Libertés
16 octobre 2019
L’accès à l’eau, enjeu de la guerre turque en Syrie
Tribune
17 octobre 2019
EN VIDÉO – Le 115 du particulier, une communauté autogérée d’anciens SDF
Alternative
17 octobre 2019
Au Rojava kurde, on attaque aussi une manière de vivre libre
Entretien


Dans les mêmes dossiers       Déchets nucléaires



Sur les mêmes thèmes       Libertés





Du même auteur       Reporterre