Vivre en Chine coûte trois ans et demi d’espérance de vie

Durée de lecture : 2 minutes

13 septembre 2017

La Chine va entrer dans la quatrième année de sa guerre contre la pollution. Mais le combat décrété par le Premier ministre Li Keqiang est encore loin d’être gagné. Selon une nouvelle étude de l’Energy Policy Institute de l’Université de Chicago (EPIC) évoquée par le quotidien Les Echos mercredi 13 septembre, l’incapacité du pays à réguler la qualité de son air ampute, en moyenne, l’espérance de vie de ses citoyens de trois ans et demi par rapport aux nations affichant des standards de pollution conformes à ceux préconisés par l’Organisation mondiale de la santé.

Pour atteindre cette conclusion, l’EPIC a décortiqué, de 2004 à 2012, l’évolution des niveaux de pollution et des taux de mortalité dans 154 grandes villes chinoises. Ses chercheurs ont ainsi découvert un bond de mortalité lié aux maladies cardio-respiratoires provoquées par les épisodes de pollution atmosphérique. Ils ont encore identifié d’importantes différences de mortalité entre les régions chinoises affichant des profils industriels et énergétiques différents.

Ainsi au nord du pays, comme à Harbin, où le gouvernement alimente des centrales au charbon l’hiver pour fournir gratuitement du chauffage à la population, l’espérance de vie des habitants peut être amputée de 6,9 années du fait de la forte concentration de particules nocives pendant plusieurs mois de l’année. A l’inverse, au sud du fleuve Huai, où l’Etat ne fournit pas de chauffage gratuit, l’espérance de vie peut être supérieure de trois ans par rapport au Nord.

Conscient de ces dangers, le gouvernement chinois a promis dès 2014 de s’attaquer à cette pollution atmosphérique et a considérablement renforcé ses contrôles et ses efforts. L’an dernier, le ministère de l’Environnement reconnaissait toutefois que seules 84 des 338 villes qu’il surveillait avaient affiché des qualités d’air conformes aux standards nationaux, moins sévères que les normes conseillées par l’OMS.



Lire aussi : Pékin souhaite interdire les voitures essence et diesel


19 juillet 2019
Bure : expulsion en cours au bois Lejuc
Lire sur reporterre.net
19 juillet 2019
La justice interdit à Greenpeace de s’approcher de convois transportant des déchets nucléaires
Lire sur reporterre.net
19 juillet 2019
À Bure, le bois Lejuc est réoccupé
Lire sur reporterre.net
19 juillet 2019
YouTube, Netflix, porno… les vidéos en ligne sont néfastes pour le climat
Lire sur reporterre.net
18 juillet 2019
Un quart des aéroports Ryan Air en Europe sont sous perfusion de fonds publics
Lire sur reporterre.net
18 juillet 2019
Bure : les opposants à Cigéo affirment réoccuper le bois Lejuc
Lire sur reporterre.net
18 juillet 2019
Brésil : en Amazonie, le territoire des Yanomami est envahi par 20.000 chercheurs d’or
Lire sur reporterre.net
17 juillet 2019
605 suicides ont eu lieu dans le monde agricole en 2015
Lire sur reporterre.net
17 juillet 2019
En plein été, le gouvernement sort un rapport sur l’avenir des forêts publiques
Lire sur reporterre.net
17 juillet 2019
La fonte express du pergélisol en Arctique canadien
Lire sur reporterre.net
17 juillet 2019
Élisabeth Borne est nommée ministre de la Transition écologique
Lire sur reporterre.net
16 juillet 2019
Le déclin des éléphants réduit les stocks de carbone
Lire sur reporterre.net
16 juillet 2019
Manifestation des opposants au projet de poulailler industriel de Pitgam
Lire sur reporterre.net
16 juillet 2019
La faim dans le monde augmente à nouveau, et touche surtout les femmes
Lire sur reporterre.net
15 juillet 2019
Usage massif de gaz lacrymogène sur le Pont de Sully : plus de cinq litres de gaz ont été aspergés en moins de 30 minutes
Lire sur reporterre.net


DOSSIER    Chine

18 juillet 2019
De l’urgence de débattre au sein du mouvement écologiste
Édito
20 juillet 2019
Tour de France : l’équipe Ineos, championne du plastique polluant
Enquête
20 juillet 2019
En Grèce, les low-tech au secours des migrants
Alternative


Dans les mêmes dossiers       Chine