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L’Union européenne risque de manquer de gaz

L’Union européenne pourrait-elle manquer de gaz ? Dans un rapport réalisé sous l’égide du ministère des Armées, paru le 6 décembre et décortiqué par Contexte, le Shift Project alerte sur la fragilité des approvisionnements futurs des Vingt-Sept.

Si le robinet à gaz russe devait se tarir durablement, pas moins de 40 % de la demande en gaz de l’Union pourrait ne pas être couverte en 2025. Dans l’hypothèse où ses besoins se maintiendraient à leur niveau de 2021, ni sa production à venir, ni ses contrats d’importation existants, ni ses importations potentielles en provenance de Norvège ou d’Algérie ne pourraient compenser cette perte.

« La situation risque d’être (très) tendue pour longtemps », commentent les auteurs auprès de nos confrères de Contexte. Une lueur d’espoir : si les pays de l’Union européenne parviennent à tenir leurs engagements climatiques adoptés dans le cadre du plan « Fit for 55 », le risque de défaut d’approvisionnement pourrait être « considérablement » réduit, selon le rapport.

Dans une étude publiée en 2021, le Shift Project avait déjà sonné l’alerte au sujet d’un possible défaut d’approvisionnement de l’Union européenne en pétrole au cours de la décennie à venir, pour des raisons géologiques. Les seize pays pétroliers fournisseurs [1] de l’Union européenne vont connaître à partir de 2030 un déclin prononcé et irréversible de leur production, annonçait-il. Une solution pour se prémunir des dangers que la diminution de nos approvisionnements en gaz ou en or noir pourrait induire : réduire la demande en mettant en place, au plus vite, une politique de sobriété ambitieuse.

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