À Paris, le RER A change de freins pour réduire de 70 % les particules fines
40 000 décès par an seraient imputables à l’exposition aux particules fines. - © Henrique Campos / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
40 000 décès par an seraient imputables à l’exposition aux particules fines. - © Henrique Campos / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Sous terre, l’air est aussi pollué. Dans les stations du métro et du RER parisien, on respire de très nombreuses particules fines (PM25 et PM10). Une pollution qui provient en grande partie du système de freinage des rames de métro et de RER, selon l’observatoire de la qualité de l’air Airparif.
En effet, l’usure des freins, le frottement des roues sur les rails et la remise en suspension des particules à chaque passage de train sont responsables de ces niveaux de pollution élevés.
Pour y remédier, la RATP va équiper le RER A d’un nouveau système de freinage réduisant de 70 % les émissions de particules fines, rapporte le journal Le Monde.
Une amélioration qui devrait permettre de préserver la santé des usagers, mais surtout des agents de la RATP qui travaillent toute la journée dans les stations de métro. Maladies respiratoires et cardiovasculaires, diabète… 40 000 décès par an seraient imputables à l’exposition aux particules fines, selon Santé publique France.
Il faudra néanmoins du temps pour généraliser ce nouveau système de freinage à l’ensemble du réseau de la RATP. Des études sont en cours pour l’adapter aux rames du RER B.
Plus globalement, Île-de-France Mobilités a engagé plus de 300 millions d’euros pour dépolluer l’air dans les réseaux de transports souterrains, selon La Tribune.