A69 : l’État interdit la mobilisation prévue ce weekend
Le 28 février, à la zad de la Crém’arbre contre l’A69 dans le Tarn. - © Emmanuel Clévenot / Reporterre
Le 28 février, à la zad de la Crém’arbre contre l’A69 dans le Tarn. - © Emmanuel Clévenot / Reporterre
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Le 4 juin, devant l’Assemblée nationale, Gérald Darmanin a déclaré avoir ordonné au préfet du Tarn d’interdire la mobilisation nationale contre le projet d’autoroute A69. Programmé du 7 au 9 juin, cet acte 3 baptisé « Roue libre » avait été annoncé il y a plusieurs mois, par les organisateurs que sont Les Soulèvements de la Terre, La Voie est libre, Extinction Rebellion et la zad de l’A69. Mais voilà qu’à trois jours du coup d’envoi, le ministre de l’Intérieur décide de ne pas autoriser ce rendez-vous.
Dans un concert de huées, le locataire de la Place Beauvau a assuré que « 5 000 personnes dont 600 black-blocs » s’apprêtaient à « en découdre avec les forces de l’ordre, s’en prendre aux biens et attaquer des personnes » : « Aujourd’hui, douze unités de forces mobiles sont en route pour le Tarn. Des contrôles ont commencé à avoir lieu. Et depuis hier, des couteaux, des marteaux et des haches sont saisis dans les véhicules », a-t-il affirmé. Avant de lancer, aux parlementaires criant leur désarroi : « Avouez que ça n’a rien à voir avec une balade champêtre contestataire ! »
En 2023, deux mobilisations d’envergure avaient été organisées à mi-chemin entre Toulouse et Castres : « Sortie de route » au mois d’avril, et « Ramdam sur le macadam » en octobre. Celle-ci s’était soldée par la création d’une zad éphémère, détruite dès le lendemain matin par un large dispositif de gendarmes. Cette fois, les organisateurs promettent une journée « familiale, festive et déterminée ». Mais cette interdiction de dernière minute, semblable à celle annoncée à Sainte-Soline en mars 2023, pourrait envenimer la situation.