Journal indépendant, en accès libre pour tous, sans publicité ni actionnaire, financé par les dons de ses lecteurs
Recevoir la lettre d'info

En bref — Agriculture

Alimentation : le gouvernement ne veut pas des pesticides sur l’étiquette

Le gouvernement ne veut pas d’un affichage environnemental trop exigeant. Tout comme le Nutri-score pour la santé, cette information figurerait sur l’emballage des aliments et renseignerait sur leur impact sur l’environnement. D’après le site d’informations Contexte, cette future étiquette environnementale pourrait ne pas prendre en compte la présence de pesticides. Le mode d’élevage (intensif ou en plein air) pourrait ne pas non plus être intégré au score.

Depuis plus d’un an, les pouvoirs publics planchent dessus. C’était une des revendications de la Convention citoyenne sur le climat, avec une idée simple : inciter les consommateurs à privilégier les aliments les plus écolos et les moins polluants. Sauf que l’affaire est bien plus épineuse que prévu. Car comment évalue-t-on le coût écologique d’un produit ? Une première méthode d’évaluation, nommée « éco-score », s’est ainsi révélée trop favorable à l’agriculture industrielle.

Un exemple de Planet-score, qui prend en compte plusieurs critères environnementaux.

Afin de déterminer la meilleure méthode, le gouvernement a lancé une expérimentation, qui devait aboutir fin 2021. Dans ce cadre, plusieurs organisations écolos et paysannes ont proposé une méthode alternative, baptisée « Planet-score », qui permet d’intégrer les effets des pesticides sur la biodiversité et sur la santé humaine, ainsi que le mode d’élevage en se basant sur des critères de bien-être animal (par exemple des œufs plein-air contre des œufs de poules en cages).

Las, les consommateurs — et la planète — devront encore attendre : toujours selon Contexte, les ministères en charge du sujet ont décidé de temporiser, et de prolonger l’expérimentation en 2022. Aucun des systèmes proposés lors de l’expérimentation n’apparaît satisfaisant aux yeux de l’exécutif, qui préfère visiblement en créer un nouveau, plus consensuel. La loi Climat prévoyait pourtant un tel étiquetage environnemental dès 2022. Sans attendre, 27 fabricants et 8 enseignes ont décidé de tester le « Planet-score » sur plus de 1 000 produits alimentaires, et ce jusqu’à la fin de l’année 2021.

📨 S’abonner gratuitement aux lettres d’info

Abonnez-vous en moins d'une minute pour recevoir gratuitement par e-mail, au choix tous les jours ou toutes les semaines, une sélection des articles publiés par Reporterre.

S’abonner
Fermer Précedent Suivant

legende