Aliments ultratransformés : jusqu’à douze ingrédients dans... des carottes râpées
Certaines références de carottes râpées, comme celle au jus de citron de Sicile de Carrefour, renferment douze ingrédients, dont deux marqueurs d’ultratransformation. - Flickr / CC-BY-SA 2.0 / François Vannier
Certaines références de carottes râpées, comme celle au jus de citron de Sicile de Carrefour, renferment douze ingrédients, dont deux marqueurs d’ultratransformation. - Flickr / CC-BY-SA 2.0 / François Vannier
Du muesli 4 noix de la marque Repère (E. Leclerc) « source de fibres », une boisson à l’amande Alpro « sans sucres », du skyr aux fruits rouges Yoplait « 0 % de matière grasse »… Derrière ces allégations santé, se cachent pourtant des aliments ultratransformés. C’est l’alerte lancée le 7 avril par Foodwatch. L’association de consommateurs épingle dix produits vendus en supermarché qui contiennent des ingrédients marqueurs de l’ultratransformation « que personne n’a dans sa cuisine ».
Il suffit de lire la liste d’ingrédients « longue comme le bras pour certains de ces produits » pour les découvrir, constate-t-elle. Parmi les ingrédients problématiques, elle cite notamment l’amidon de maïs, la farine de graine de caroube, les carraghénanes, le sorbate de potassium, la gomme guar, la gomme xanthane…
Ainsi, le muesli de E. Leclerc intègre des émulsifiants, les mono- et di-glycérides d’acides gras et des tocophérols, employés comme antioxydant. « Le caramel utilisé comme colorant ou encore le sirop de glucose, utilisé comme sucres ajoutés, sont aussi des indices que ce muesli est ultratransformé », note Foodwatch.
Rendre l’étiquetage de l’ultratransformation obligatoire
Dans une simple conserve de filets de thon au citron Saupiquet, on trouve… treize ingrédients, dont quatre ingrédients marqueurs d’ultratransformation. Même chose dans les carottes râpées au jus de citron de Sicile Carrefour qui renferment douze ingrédients, dont deux marqueurs d’ultratransformation.
Foodwatch rappelle que « de nombreuses études scientifiques indépendantes montrent une corrélation entre la consommation d’aliments ultratransformés et le risque accru de maladies graves ».
L’association réclame un étiquetage obligatoire et clair, affiché sur la face avant des emballages pour permettre aux consommateurs de faire des choix éclairés. Car elle tient à nuancer : tous les aliments de ces catégories dans d’autres marques ne sont pas nécessairement ultratransformés. D’où le casse-tête pour les consommateurs. « L’enjeu de santé publique est énorme, nos responsables politiques doivent rendre cet étiquetage de l’ultratransformation obligatoire », conclut-elle.