Des juments avortées et saignées dans des « fermes à sang » d’Amérique du Sud

6 octobre 2017

Entre mars 2015 et avril 2017, les associations suisse Tierschutzbund Zürich (TSB) et allemande Animal Welfare Foundation (AWF) ont enquêté dans 5 « fermes à sang » d’Argentine et d’Uruguay, a rapporté l’association de défense des animaux d’élevage Welfarm vendredi 6 octobre. « Ces fermes alimentent un commerce lucratif de la gonadotrophine chorionique équine (eCG), aussi appelée PMSG, rapporte l’association. Cette hormone présente dans le sang des juments lors des premiers mois de gestation, est importée, notamment dans les élevages porcins, bovins, ovins ou caprins d’Europe, pour synchroniser les chaleurs et programmer les mises bas. »

Selon l’enquête menée par les associations, la France compte parmi les clients de cette hormone : la société Syntex-Argentine a exporté 1 kg d’eCG (soit 6 089 295 dollars américains) vers la France entre janvier et mai 2017. Dans le même temps, la branche uruguayenne de Syntex en exportait 0.295 kg (soit 3359 044 dollars américains).

La vidéo et les témoignages recueillis sur place révèlent de graves cas de maltraitance. « Les juments maigres, souvent émaciées, blessées ou atteintes de maladies carentielles sont livrées à elles-mêmes dans des plantations d’eucalyptus, dénonce l’enquête. Durant onze semaines, une à deux fois par semaine, les juments subissent, par le biais d’une canule insérée dans leur veine jugulaire, des prélèvements pouvant aller jusqu’à 10 litres de sang, soit l’équivalent d’1,5 litre pour un homme de 80 kg. L’hormone n’étant présente dans le sang des juments que durant les premiers mois de gestation, les juments sont avortées manuellement et sans anesthésie pour permettre une nouvelle gestation. Les enquêteurs ont trouvé de nombreuses juments mortes sur les lieux. Au bout de trois à quatre ans, celles qui ont survécu, épuisées et stériles, partent à l’abattoir pour alimenter le commerce de viande chevaline, exportée notamment vers la France. »

Voir la vidéo (en anglais) :

  • Source  : Welfarm (courriel)



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