En Inde, 28 journalistes spécialisés sur l’environnement tués en dix ans
La capitale indienne New Delhi est la ville la plus polluée au monde. - Microship08 /CC /Wikimedia Commons
La capitale indienne New Delhi est la ville la plus polluée au monde. - Microship08 /CC /Wikimedia Commons
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En Inde, informer sur l’écocide tue. Près de la moitié des journalistes assassinés depuis l’arrivée de Narendra Modi au pouvoir en 2014 travaillaient sur des sujets liés à l’environnement, a indiqué l’association Reporters sans frontières (RSF) dans un communiqué le 18 avril.
Ils enquêtaient principalement sur les expropriations de terres et l’exploitation de mines à des fins industrielles. « Plusieurs s’étaient intéressés à la “mafia du sable”, un réseau de crime organisé qui a bâti, dans un contexte de multiplication des chantiers de construction en Inde, une industrie d’exploitation illégale des ressources naturelles du pays. Cette mafia, intimement liée si ce n’est protégée par des acteurs politiques, menace et réduit au silence les journalistes qui s’en approchent, et ce, en toute impunité », dénonce l’association. Avant d’énumérer les noms des victimes de ces exactions.
Mettre fin à cette « impunité intolérable »
L’Inde occupe la 161ᵉ place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse établi en 2023 par RSF. Les élections législatives en Inde ont débuté ce 19 avril et vont durer six semaines.
Au total, 968 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire les 543 députés de la chambre basse du Parlement indien, qui désigneront par la suite le futur Premier ministre. L’ultranationaliste hindou Narendra Modi est candidat à sa réélection. « RSF demande aux candidats de s’engager à mettre fin à cette impunité intolérable et à faire de la sécurité de tous les journalistes une priorité », appelle l’association dans son communiqué.