En direct à la télé, Manuel Valls fait son « burn-out » en rêvant d’oiseaux

Durée de lecture : 1 minute

23 juin 2015 / Alessandro Pignocchi

Le premier ministre craque à la télévision en clamant son besoin de nature ! C’est dire si les temps ont changé. Car, imaginons... à quoi ressemblerait le monde si le mode de pensée occidental n’était plus dominant ? Mais regardez cette bande dessinée.



L’auteur de ces dessins, Alessandro Pignocchi, est chercheur en sciences cognitives. Il nous explique comment ses dessins s’inscrivent dans son travail :

"J’imagine ici que notre besoin de nature et de diversité a pris le pas sur nos autres besoins, notamment de pouvoir. Nous sous-estimons probablement beaucoup notre besoin de nature, au sens d’espace faiblement marqué par des intentions humaines. Les traces d’intentions humaines captent automatiquement l’attention car, dans notre environnement ancestral, il valait mieux ne pas les rater (de même que les bruits forts, que l’on aimerait souvent, aujourd’hui, être capable d’ignorer).

Dans un environnement urbain, l’espace est saturé de traces d’intentions humaines, si bien que l’attention est en permanence sollicitée. Plus ces traces sont rares, plus l’esprit est libre de générer sont activité de l’intérieur.

Même pour le citadin le plus convaincu, qui clame détester les petits oiseaux et les limaces, il est essentiel de savoir qu’il existe autre chose, un contrepoint qui permet de donner une relativité et un sens à son goût pour le milieu urbain."


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Lire aussi : La Commission européenne présente ses excuses aux grenouilles d’Equateur

Source :
. dessins : Puntish, blog d’Alessandro Pignocchi, avec son aimable autorisation.
. texte : courriel à Reporterre

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