Nouvelle plainte contre le festival Tomorrowland Winter à l’Alpe d’Huez
Le festival Tomorrowland existe depuis 2005 en Belgique et se décline désormais à la montagne, en hiver. - Wikimedia Commons / Arroser
Le festival Tomorrowland existe depuis 2005 en Belgique et se décline désormais à la montagne, en hiver. - Wikimedia Commons / Arroser
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Après une première plainte en décembre pour nuisances sonores répétées et illégales, la contestation contre le festival Tomorrowland Winter à l’Alpe d’Huez franchit un nouveau cap. Cette fois, c’est la commune d’Huez qui accueille l’évènement depuis 2019 qui est visée par plusieurs associations.
Le 27 mars, la veille de la fin de la sixième édition qui a rassemblé 30 000 amateurs de musiques venus du monde entier, l’association Observatoire Finance-Climat-Biodiversité, le collectif Stop Tomorrowland Alpe d’Huez et plusieurs résidents ont déposé une plainte contre X pour suspicion de violation des règles de la commande publique par la commune d’Huez.
Le contrat aurait dû faire l’objet d’un appel d’offres
Celle-ci s’appuie sur les conclusions du rapport de 2021 de la Chambre régionale des comptes qui relève que « en dépit de son audience internationale, le festival Tomorrowland Winter ne présente pas de caractère exclusif, qui justifierait son exclusion des dispositions du code des marchés publics ».
Or, le contrat passé en 2023 par la commune d’Huez et la Société d’aménagement touristique Alpe d’Huez (Sata) avec la société organisatrice du festival TL Winter qui pérennise le festival jusqu’en 2030 n’a donné lieu à aucune mise en concurrence ni marché public. Et ce, « malgré un montant total cumulé de 16 millions d’euros qui dépasse très largement les seuils de la commande publique », rappelle le collectif Stop Tomorrowland Alpe d’Huez. Les membres du collectif estiment que ce contrat aurait dû faire l’objet d’un appel d’offres, ce qui aurait permis d’y inclure des clauses environnementales.