François Hollande veut relancer le projet de LGV entre Poitiers et Limoges
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Le chef de l’Etat n’abandonne pas le projet d’une ligne à grande vitesse (LGV) entre Poitiers et Limoges. Lors d’un déplacement samedi 8 octobre en Corrèze, François Hollande a réaffirmé son intention d’en poursuivre la mise en oeuvre. « Il ne faut pas perdre l’idée de la LGV. Le ministre des Transports a ouvert une consultation et va nommer très rapidement une autorité pour remettre l’ensemble du sujet au clair et pour que nous puissions présenter une solution », a-t-il annoncé.
Cette ligne à grande vitesse entre Poitiers et Limoges a du plomb dans l’aile depuis que le Conseil d’Etat a annulé, en avril dernier, le décret la déclarant d’utilité publique. Il avait alors bien reconnu que ce projet « présente un intérêt public », notamment « pour une vaste partie de la population du territoire national faiblement pourvue en grandes infrastructures de transport ». Mais il avait d’un autre côté estimé que « les inconvénients du projet l’emportent sur ses avantages ». Le coût de la ligne s’élève en effet à quelques 1,6 milliards d’euros, non financés à ce jour, tandis que les futurs temps de parcours sont encore incertains.
Le Conseil d’Etat n’est pourtant pas le seul à douter de la pertinence d’une nouvelle ligne à grande vitesse. En octobre 2014, la Cour des Comptes avait globalement porté un jugement sévère sur le réseau français de lignes à grande vitesse, de moins en moins rentable à mesure qu’il s’étend. S’agissant de la ligne Poitiers-Limoges, la Cour des Comptes soulignait que les résultats des études « n’ont jamais dépassé un taux de rentabilité de 3,3 %, qui justifierait de ne pas poursuivre le projet ».
- Source : Le Figaro