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En brefCOP28

L’accord de la COP28 a été adopté... en l’absence des pays insulaires

Même si le coup de marteau final a été porté sans eux, Anne Rasmussen, la représentante de l'association des petits États insulaires a tout de même lu le discours réfléchi collectivement par ces pays menacés par la montée des eaux.

La fumée blanche s’est échappée en leur absence. Le 13 décembre au matin, l’accord final de la COP 28 a été validé… alors même que les délégués des pays insulaires n’étaient pas arrivés en séance plénière. Aux alentours de 11 h, le président émirati, Sultan al-Jaber a tranché en cinq minutes chrono : « Je n’entends aucune objection ? C’est décidé ». Un coup de marteau plus tard, les discussions prenaient définitivement fin.

Problème : à cet instant précis, l’Alliance des petits États insulaires (Aosis) était en train de travailler à dégager une voix commune. En entrant dans la salle, l’assemblée était déjà debout, applaudissant avec entrain. « Nous ne voulions pas interrompre l’ovation […] mais nous sommes déconcertés », a dit à Franceinfo Anne Rasmussen, porte-voix des Samoa et présidente de l’organisation.

Celle-ci a malgré tout lu le discours qu’elle comptait livrer en amont de l’adoption : « Nous avons fait un pas en avant par rapport au statu quo, mais c’est d’un changement exponentiel dont nous avions vraiment besoin », a-t-elle déclaré, fustigeant l’absence de date ni d’obligation en ce qui concerne la sortie des énergies fossiles. Menacés par la montée des eaux liée au changement climatique, ces pays insulaires sont convaincus que cet accord ne corrigera pas ce phénomène de plus en plus inéluctable.

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