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En bref — Animaux

L’association L214 relaxée après avoir filmé un abattoir

Images tournées à l'abattoir de Mauléon-Licharre dans les Pyrénées-Atlantiques.

L’association L214 a été relaxée le 12 mai par La Cour d’appel de Pau. Elle avait été condamnée en première instance pour « complicité d’atteinte à la vie privée » à la suite de la diffusion de vidéos tournées à l’abattoir de Mauléon-Licharre dans les Pyrénées-Atlantiques en mars 2016. Un « soulagement » pour Brigitte Gothière, cofondatrice de l’association. « L’intention de l’association n’a jamais été de stigmatiser les salariés mais bien de défendre les animaux », a-t-elle écrit dans un communiqué.

L’association antispéciste avait relevé « de nombreuses infractions aux règles de protection animale ainsi que des actes de maltraitance » dans cet abattoir certifié bio, Label Rouge et IGP. Près de 11 000 agneaux avaient été abattus durant cette période pour les fêtes de Pâques.

En 2018, en réaction à ces vidéos, le tribunal de Pau avait condamné l’abattoir et son ancien directeur respectivement à une amende de 10 000 euros et à six mois de prison avec sursis « pour le délit de tromperie sur la qualité des produits ». L’abattoir a par ailleurs dû payer plusieurs contraventions « pour abattage sans équipement conforme ni personnel qualifié ».

« Nous continuerons de divulguer ce que les industries agroalimentaires cherchent à cacher »

Les employés avaient été condamnés à des amendes allant de 80 euros à 520 euros « pour abattage sans précaution pour éviter de faire souffrir, abattage sans étourdissement, immobilisation sans précaution et saignée tardive », selon L214.

En 2019, après une plainte des salariés, l’association avait été condamnée en première instance par le tribunal de Pau à 5 000 euros d’amende et à verser des dommages et intérêts (1 500 euros chacun) à trois ouvriers de l’abattoir filmés à leur insu.

« Jusqu’à présent, seules les images ont permis de mettre en lumière la violence inouïe qui se déroule quotidiennement dans les abattoirs », a déclaré Brigitte Gothière. « Pour mettre fin à ce système injuste, cruel, effroyable pour les animaux et les humains et désastreux pour l’environnement, nous continuerons de divulguer ce que les industries agroalimentaires cherchent à nous cacher. »

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