La Fête à Macron sera puissante et paisible, espèrent les organisateurs

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2 mai 2018

Les organisateurs de la Fête à Macron, prévue samedi 5 mai à Paris, ont tenu une conférence de presse ce mercredi 2 mai afin de présenter les motivations et les modalités d’organisation de cette marche qu’ils souhaitent « puissante et paisible », « festive et conviviale ».

François Ruffin n’était pas présent, mais une dizaine de personnes - syndicalistes, associatifs, militants - participaient à l’organisation de ce rassemblement, qui n’aura finalement pas lieu au carrousel du Louvre, faute d’autorisation du musée, mais certainement place de l’Opéra.

« On a besoin de se retrouver toutes celles et ceux qui subissent cette logique de privatisation, de sape des statuts, a expliqué Catherine, infirmière de Sud Santé 91. Face à cette politique qui nous écrase, on a du mal à faire entendre nos revendications. Pour être entendu, nous devons être unis et nombreux. »

Pour Loïc Canitrot, de la compagnie Jolie môme, la marche a deux objectifs : « Rendre visibles les centaines de luttes en cours et dont on entend jamais parler », et « faire entrer dans la lutte de nouvelles personnes, puisque nous sommes encore des millions à ne pas être entrés dans la lutte, alors que nous avons des raisons de le faire ».

« Il y a un nombre sans précédent de secteurs de la société et de groupes sociaux qui sont jetés dans des souffrances et des colères inouïes, a ajouté Frédéric Lordon. Il est temps que ces groupes, ces individus cessent de souffrir chacun par devers soi et qu’il leur soit proposé quelque chose pour se rassembler. » D’après le chercheur, c’est le but de la Fête à Macron : « Dégager une cause commune, refuser la cohérence globale et violente des politiques publiques menées par le pouvoir », car « notre société va a sa perte, et depuis l’élection de Macron, elle y va en marche accélérée ». Et il ajoute : « Si nous voulons gagner, nous devons décheminotiser le conflit des cheminots, sans rien retirer à leurs revendications, mais en élargissant : notre combat, c’est contre Macron et son monde ».

Et justement, pour montrer ce « monde de Macron », les organisateurs ont prévu un dispositif original : quatre chars représentant tour à tour Jupiter (« le côté bling-bling, impérialiste »), Dracula (« le côté il pompe tout le monde »), Napoléon (« la dimension guerrière ») et enfin un char mettant en scène les différentes formes de résistances. Des prises de parole auront lieu depuis les chars, tout au long de la marche d’Opéra à Bastille. Un carré des luttes, un cortège climat et un carré pour les organisations politiques sont également prévus.

« Pas une manif de plus, mais une manif de mieux »

Quant au risque de débordement martelé par les journalistes présents, les organisateurs ont rappelé la présence d’un service d’ordre intersyndical ainsi qu’un service d’ordre « à la Nuit debout ». « Nous mettons tout en place pour que l’événement se passe dans de bonnes conditions, mais tout ne dépend pas de nous », ont-ils insisté.

Et après ? « On en discute entre organisations, des rencontres sont prévues ». Mais les organisateurs, à l’instar de Frédéric Lordon, démentent l’idée d’une « manif de plus » : « Toutes les occasions d’expression politique sont bonnes à saisir, ce sera non pas une manif de plus mais une manif de mieux. En plus elle aura lieu un samedi, à un moment où tous et toutes peuvent venir, et ce faisant, elle a vocation à livrer un message d’une généralité qui n’est pas celle des manifs de grève. »

Jeudi 3 mai, une ultime réunion « logistique et animation » est organisée à la Bourse du Travail de Paris, à 18h30.

- Source  : Lorène Lavocat pour Reporterre.



Lire aussi : Lancement dans l’enthousiasme du « Grand débordement » du 5 mai


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