La gauche remporte la présidentielle mexicaine avec Claudia Sheinbaum
Ex-scientifique du Giec, Claudia Sheinbaum est la première femme à être élue présidente du Mexique. - Claudia Shein / Domaine public
Ex-scientifique du Giec, Claudia Sheinbaum est la première femme à être élue présidente du Mexique. - Claudia Shein / Domaine public
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Elle est la première femme à être élue présidente du Mexique. Dimanche 2 juin, Claudia Sheinbaum, candidate de la gauche, a remporté l’élection présidentielle en obtenant entre 58 % et 60 % des voix selon l’Institut national électoral. Sa concurrente issue des rangs de la droite, Xochitl Galvez, a de son côté remporté entre 26 % et 28 % des suffrages tandis que le centriste Jorge Alvarez Maynez est lui crédité de 9 à 10 % des bulletins de vote.
Maire de Mexico de 2018 à 2023 et membre du Mouvement de régénération nationale, Claudia Sheinbaum a débuté sa carrière politique aux côtés du président sortant, Andres Manuel Lopez Obrador, lui-même édile de la capitale mexicaine de 2000 à 2005. À l’époque, “AMLO” lui délègue le portefeuille de l’environnement, lui donnant l’occasion de construire des pistes cyclables et des couloirs de bus dans la ville.
Prix Nobel de la paix avec le Giec
Physicienne de formation d’après Le Monde, elle est spécialiste de l’atténuation du changement climatique. Elle a participé aux travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui, en 2007, a reçu le prix Nobel de la paix.
Pourtant, malgré son expérience des questions environnementales, son programme en la matière ne suscite pas un enthousiasme débordant de la part des spécialistes. Citée dans cet article de Reporterre, Leticia Merino, professeure à l’Université nationale autonome du Mexique, assurait le 31 mai que si les « programmes de Galvez et Maynez sont assez pauvres et ne parlent presque pas d’environnement […] Sheinbaum n’en dit pas beaucoup plus ». De façon plus générale, alors que le pays fait face à d’importantes sécheresses et une multiplication des projets destructeurs, les enjeux environnementaux ont été peu présents lors de cette élection présidentielle mexicaine.