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En bref — Chasse

La mort d’une jeune femme tuée par une chasseuse suscite l’indignation

Une femme de 25 ans a été tuée par des chasseurs samedi 19 février dans le Cantal, à Cassaniouze. Elle se promenait sur un sentier de randonnée balisé avec son compagnon lorsqu’elle a été atteinte par une balle. Selon France Bleu, elle n’a pas pu être ranimée par les secours et est morte sur place.

L’adolescente de 17 ans responsable du coup de feu a été placée en garde à vue pour homicide involontaire. Elle participait à une battue aux sangliers qui avait débuté dans le département de l’Aveyron et qui se poursuivait dans le département du Cantal, selon La Montagne. Elle a été prise en charge médicalement.

De son côté, le compagnon de la jeune randonneuse tuée aurait été laissé sans assistance dans la forêt, selon les informations d’Un jour un chasseur, collectif créé après la mort de Morgan Keane en décembre 2020. Ce jeune homme de 25 ans avait été tué par un chasseur à 100 mètres de sa maison.

Onze accidents mortels ont eu lieu durant la saison de chasse 2019-2020 selon les chiffres de l’Office français de la biodiversité (OFB).

Lundi 21 février au matin, les politiques de droite comme de gauche se sont emparés du sujet. Yannick Jadot (Verts) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) ont rappelé qu’ils souhaitaient interdire la chasse les week-ends et pendant les vacances scolaires.

Pour Marine Le Pen (Le Rassemblement national) « la chasse est une tradition ancestrale, elle doit être protégée, mais il faut réussir à ce que les promeneurs et les chasseurs puissent en toute sécurité bénéficier de notre domaine forestier extraordinaire ».

Willy Schraen, le président de la Fédération nationale des chasseurs, a demandé à ses adhérents d’exclure « toute personne qui n’aurait pas une conduite sécuritaire parfaite lors de la pratique de notre passion. Il en va de notre avenir collectif ».

Bérangère Abba, la secrétaire d’État à la Biodiversité, a déclaré sur France Info que les promeneurs devraient mieux s’informer sur les battues. « La première chose quand on veut profiter sereinement de la nature, c’est de connaître les endroits chassés. » Elle plaide pour un renforcement de la formation et de l’encadrement, ainsi que de la signalisation des battues.

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