Le dieselgate a déjà fait 16 000 morts en France
Les voitures Volkswagen notamment avaient été truquées pour émettre plus de polluants qu’autorisé. - Wikimedia Commons/CC BY 2.0/Ivan Radic
Les voitures Volkswagen notamment avaient été truquées pour émettre plus de polluants qu’autorisé. - Wikimedia Commons/CC BY 2.0/Ivan Radic
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La mort de 16 000 personnes en France, entre 2009 et 2024, est imputable au « dieselgate », ce scandale des moteurs truqués par des constructeurs automobiles, en premier lieu ceux du groupe Volkswagen, pour émettre plus de polluants qu’autorisé. Cette estimation est issue d’une étude publiée le 28 mai par le Centre for Research on Energy and Clean Air (Crea), un centre de recherche finlandais.
Les particules d’azote émises frauduleusement par ces véhicules diesel sont responsables de maladies respiratoires et cardiovasculaires, de diabètes et de cancers. Les chercheurs estiment à 3 millions le nombre de véhicules concernés encore en circulation. S’ils ne sont pas remplacés ou rappelés pour être mis aux normes, le bilan entre 2009 (date des premières mises en circulation frauduleuses) et 2040 pourrait être de 24 000 morts en France, et 205 000 décès prématurés à l’échelle de l’Union européenne et du Royaume-Uni.
Environ 26 000 nouveaux cas d’asthme chez les enfants seraient également causés par cette pollution supplémentaire entre 2009 et 2040, rien qu’en France, et 152 000 à l’échelle européenne. Le coût économique sur la période est estimé à 1 200 milliards d’euros. Et encore, en prenant en compte l’ensemble des émissions polluantes de ces véhicules (et non pas seulement la part frauduleuse de ces émissions), le Crea estime le bilan possible d’ici 2040 à 300 000 décès prématurés et 2 000 milliards d’euros de coût économique.
« Une intervention immédiate des gouvernements et des constructeurs automobiles, telle qu’une enquête et un rappel des véhicules suspectés d’utiliser des dispositifs d’invalidation interdits, pourrait réduire les dommages futurs et permettre des avantages sanitaires et économiques significatifs », conclut l’étude.