Législatives en Allemagne : les Verts perdent des sièges, l’extrême droite progresse
Robert Habeck, le candidat des Verts à la chancellerie, occupait le poste de ministre de l'Économie et du Climat depuis 2021 dans le gouvernement d'Olaf Scholz. - © Jens Buttner / DPA / AFP
Robert Habeck, le candidat des Verts à la chancellerie, occupait le poste de ministre de l'Économie et du Climat depuis 2021 dans le gouvernement d'Olaf Scholz. - © Jens Buttner / DPA / AFP
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Le chef de file des Verts, Robert Habeck, a reconnu qu’il espérait « un meilleur score ». Les élections législatives qui se tenaient dimanche 23 février en Allemagne ont hissé les conservateurs de la CDU/CSU en tête avec 28,52 % des voix au plan national. Avec 11,61 % des suffrages, les Verts limitent la casse en ne perdant que 33 sièges sur les 118 qu’ils détenaient depuis 2021, quand ils avaient enregistré leur meilleur score historique (14,7 %).
Olaf Scholz en déroute, l’extrême droite à 20 %
Si cela reste le deuxième meilleur score de leur histoire, c’est toutefois moins que ce qui était attendu : les sondages leur donnaient 14 % des intentions de vote. Seulement, les questions liées au climat ont été les grandes absentes de la campagne des Verts, qui n’ont pas réussi à les mettre à l’agenda.
Le Parti social-démocrate (SPD) du chancelier Olaf Scholz obtient 16,4 % des voix, soit un recul de près de 10 points par rapport à 2021. Mais ce qui marque ce scrutin, c’est surtout la percée de l’AfD, qui obtient 20,8 % des voix. Le parti d’extrême droite réalise des scores impressionnants, notamment dans l’ex-Allemagne de l’Est où, hormis à Berlin, il arrive en tête dans tous les Länder.