123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefÉnergie

Les Amis de la Terre contestent l’autorisation de la bioraffinerie de La Mède

Les Amis de la Terre ont décidé lundi de contester l’arrêté autorisant l’exploitation de la bioraffinerie Total de La Mède (Bouches-du-Rhône), décriée pour son usage d’huile de palme importée, synonyme de déforestation en particulier en Malaisie et en Indonésie. Un recours, en cours de finalisation, doit être déposé cette semaine devant le tribunal administratif de Marseille, selon l’ONG.

Pour les Amis de la Terre, l’arrêté préfectoral, pris le 16 mai, devait comporter un plan détaillé d’approvisionnement en matières premières de la raffinerie pour les deux prochaines années, en vertu d’une loi de 2014. « L’autolimitation à 300.000 tonnes d’huile de palme brute annoncée par Total est absente de l’autorisation officielle », signale notamment l’ONG.

À la demande du ministre Nicolas Hulot, le groupe s’est engagé à limiter son huile de palme brute à moins de 50 % des volumes de matières premières traitées sur le site, soit au plus 300.000 tonnes par an. Selon l’arrêté, les 650.000 tonnes de matières utilisées annuellement à La Mède comprendront « au maximum 450.000 tonnes d’huiles végétales brutes de toutes natures ».

Les Amis de la Terre « estiment que l’autorisation délivrée par le gouvernement permet en réalité à Total d’en importer le double, et sans aucune garantie sérieuse pour en limiter l’impact environnemental », relevant que, outre l’huile brute, peut aussi être utilisée de l’huile de palme raffinée (dite « PFAD »).

legende