Les attaques d’ours se multiplient au Japon
Les attaques d'ours (ici Ursus thibetanus) ont fait six morts au Japon. - Flickr / CC BY-NC-ND 2.0 Deed / Linda De Volder
Les attaques d'ours (ici Ursus thibetanus) ont fait six morts au Japon. - Flickr / CC BY-NC-ND 2.0 Deed / Linda De Volder
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Les attaques d’ours se multiplient au Japon. Le ministère de l’Environnement nippon a dénombré 193 agressions entre avril et novembre 2023, faisant 212 victimes dont 6 sont décédées. C’est le bilan le plus lourd depuis le début du décompte officiel de ces attaques en 2006.
Ce record est directement lié au réchauffement climatique. Pour pouvoir entrer en hibernation en novembre ou décembre, les animaux doivent avoir accumulé suffisamment de gras – et pour cela avoir mangé suffisamment de glands de chêne japonais (mizunara) et de faines, le fruit du hêtre. Or, l’été exceptionnellement chaud et sec qu’a connu l’archipel a entraîné une baisse historique de la production de ces fruits. Les ours ont donc été contraints de descendre des montagnes à la recherche de kakis et de châtaignes dans les zones habitées. Certains sont même entrés dans les habitations pour fouiller les poubelles en quête de nourriture.
Cette situation pourrait encore s’aggraver dans les années à venir. En 2014, le Japon dénombrait encore près de 15 000 ours. Or, la superficie des forêts de hêtres pourrait diminuer de 25 % d’ici 2100 et les ours pourraient renoncer à hiberner à cause de l’élévation des températures.