Les opposants à la LGV du Sud-Ouest vont saisir la Cour européenne
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Le 11 avril dernier, le Conseil d’État rejetait indistinctement les 7 requêtes des associations, collectivités territoriales, socioprofessionnels et particuliers qui demandaient l’annulation du décret « déclarant d’utilité publique et urgents, les travaux nécessaires à la réalisation des lignes ferroviaires à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax ».
Ce jeudi 17 mai, à 11h, la coordination interdépartementale anti-LGV s’est réunie à la Maison de la Nature et de l’Environnement de Bordeaux pour analyser cette décision qualifiée de « très politique » par Maître Hurmic, l’un des avocats des associations, interrogé par Reporterre. L’avocat dénonce, notamment, « le renoncement du Conseil d’État à sa jurisprudence de 2016, quand il avait annulé la déclaration d’utilité publique du projet de LGV Limoges - Poitiers. Le coût sociétal, environnemental et financier de ces projets est pourtant comparable et considérable, pour quelques minutes de gagnées. »
Au cours de la conférence, la coordination anti-LGV a affirmé sa volonté de poursuivre la bataille judiciaire et annoncé le dépôt futur d’un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme. « Nous avons un délai de six mois pour la saisir, explique Maître Hurmic. Nous allons également solliciter la Commission européenne pour qu’elle saisisse la Cour de justice de l’Union européenne, particulièrement en ce qui concerne la protection des sites Natura 2000 largement menacés par les projets de lignes à grande vitesse. »
- Source : Reporterre.