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Mécontents d’un article, Les Écologistes accusés de blacklister un média indépendant de Besançon

À Paris, le 23 novembre 2024, des militants des Jeunes écologistes défilent lors de la manifestation contre les feminicides, les violences sexuelles et toutes les violences de genre, organisée par NousToutes.

Le Ch’ni, un média local indépendant de Besançon, estime avoir été « blacklisté » par les Écologistes après avoir relayé une affaire de violences sexistes et sexuelles dans le parti.

Le 22 mai dernier, le média publiait une enquête à propos d’un homme figurant sur la liste des municipales menée par Anne Vignot, ex-maire écologiste de la cité bisontine.

Cet homme avait été accusé de graves violences physiques et sexuelles par son ex-compagne lorsqu’ils étaient militants chez les Jeunes écologistes, comme l’avait déjà raconté Reporterre dans une précédente enquête. Cette affaire a été classée sans suite par le procureur de la République.

« Un dérapage décevant »

Selon Le Ch’ni, cette histoire a refait surface durant la campagne électorale, certaines militantes et militants s’émouvant de la présence de cet homme sur la liste des municipales. « Il n’a pas été condamné et ne le sera sans doute pas, mais c’est aussi notre devoir que d’aller un peu plus loin que le seul verdict des tribunaux », estime une source du journal.

Quatre jours après avoir publié cet article, son auteur a été exclu du groupe WhatsApp « presse locale / élus écolos ».

Un coup de pression dénoncé par la rédaction du Ch’ni : « Que vous ne soyez potentiellement pas satisfait-e-s de notre traitement, c’est une chose. Mais, opérer des mesures de rétorsion, de représailles et d’intimidations, à l’égard d’un média dont le seul tort est de vous avoir déplu, constitue une aberration et, il faut le dire, un dérapage décevant, de la part d’une organisation qui se prétend attachée à la liberté de la presse », peut-on lire sur leur site internet.

Contactés par Reporterre, les Écologistes du Doubs ont déclaré que le Ch’ni restait destinataire de tous les communiqués de presse des Écologistes de Besançon : « Le Chn’i n’est plus membre du groupe WhatsApp que Cécile Prudhomme, alors attachée de presse de la municipalité de Besançon, avait créé. Ce groupe était son outil personnel et n’a jamais été notre outil de diffusion des messages des Écologistes. Cécile Prudhomme n’a plus aucune responsabilité vis-à-vis de la presse au nom des Écologistes de Besançon depuis la dernière élection municipale. »

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