« Nervis encagoulés », « ultras » : un journal local s’acharne sur les opposants à l’A69
La répression s'accentue contre les occupants des derniers arbres debout sur le tracé de l'A69. - © Emmanuel Clévenot / Reporterre
La répression s'accentue contre les occupants des derniers arbres debout sur le tracé de l'A69. - © Emmanuel Clévenot / Reporterre
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Les défenseurs du projet d’autoroute A69, dans le Tarn, continuent à se lâcher sur les opposants. Après les avoir comparés, en novembre 2023, au Hamas et les avoir traités d’« écoterroristes », Pierre Archet, le directeur du Journal d’Ici, un hebdomadaire local financé par les laboratoires Pierre Fabre, récidive. Dans son éditorial du 7 mars, il revient sur le sabotage de la voie ferrée entre Castelnaudary (Aude) et Toulouse, revendiqué par un groupe soutenant la lutte contre l’A69. « Les ultras dominent désormais la minorité opposée à l’autoroute, déclare-t-il. Ils n’hésitent plus à détruire des biens ni à agresser des personnes ».
Le rapporteur spécial de l’ONU, un « apparatchik du droit-de-l’hommisme »
Ces « nervis encagoulés » sont des « écoterroristes » martèle-t-il avant de s’en prendre au rapporteur spécial de l’ONU, Michel Forst, venu à Saïx fin février pour réclamer « des mesures immédiates de protection » des activistes anti-A69. Reprenant une rhétorique de l’extrême droite, Pierre Archet assure que Michel Forst serait « un apparatchik du droit-de-l’hommisme ».
La semaine dernière, Reporterre racontait la cabale médiatique que subissaient les opposants réduits, par certains médias, entrepreneurs et politiques, à de la « vermine », à des « parasites » ou à des « chtarbés ». Un discours qui légitime la répression toujours plus forte de l’Etat, alors que des grimpeurs continuent d’occuper les derniers arbres encore debout sur le tracé de l’autoroute.