Orques du Marineland d’Antibes : un départ imminent vers le Japon ?
Les brancardages « tests » des orques du Marineland d’Antibes filmés par One Voice le 9 janvier 2023.
Les brancardages « tests » des orques du Marineland d’Antibes filmés par One Voice le 9 janvier 2023.
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Wikie, Keijo et Inouk, les trois dernières orques du Marineland d’Antibes, dans les Alpes-Maritimes, vont-elles bientôt être expédiées vers un parc animalier japonais ? Telle est la crainte des associations Sea Shepherd France et One Voice, après l’observation de brancardages « tests » des cétacés, le 9 janvier.
Des images filmées par One Voice montrent des dizaines d’humains s’agitant autour des orques, afin, vraisemblablement, de les habituer à être tractées dans les airs. « Une manutention profondément stressante et traumatisante », dénonce Sea Shepherd France dans un communiqué. Cette simulation d’évacuation pourrait être le signe du départ imminent des orques vers le Japon. Selon Nice-Matin, des avions-cargo auraient été réservés à cet effet. Toujours selon nos confrères, le parc Kamogawa Sea World, dans la région de Kanto au Japon, serait la destination d’au moins une d’entre elles.
Le bassin médical vidé, des dizaines humains qui s'agitent autour d'Inouk et Keijo, pendant que Wikie doit apprendre à se mettre sur le hamac.
Vraiment, #Marineland, @sarahelhairy, @prefet06, vous faites un joli métier ! #StopDelphinarium #SauvonsNosOrques #UnSanctuairePasLeJapon pic.twitter.com/b1ynrvqIws— One Voice (@onevoiceanimal) January 9, 2024
La loi de 2021 contre la maltraitance animale interdira à partir de décembre 2026 la détention de cétacés dans les delphinariums français. Toute la question est de savoir ce qui adviendra des trois orques encore en vie. Nées en captivité, ces dernières ne peuvent être relâchées aisément dans l’océan. One Voice et Sea Shepherd France militent pour qu’elles soient accueillies dans un sanctuaire marin afin qu’elles puissent connaître, au moins une fois dans leur vie, autre chose que des blocs de béton remplis d’eau salée.
Comme l’expliquait Reporterre dans un récent article, cette solution s’avère cependant coûteuse et complexe sur le plan logistique, raisons pour lesquels le Marineland d’Antibes semble plutôt pencher pour un transfert vers un autre parc animalier. Selon Sea Shepherd France, cela condamnerait ces animaux intelligents à une « exploitation plus terrible encore que celle dont elles faisaient l’objet en France. Par ailleurs, le transport par avion les soumettrait à un stress si intense qu’il pourrait s’avérer fatal ».
L’une des orques du Marineland, Moana, est déjà morte en octobre dernier dans son bassin, déclenchant la colère des associations de protection animale.