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En brefPollutions

Polluants éternels : 100 % des eaux mesurées en France au-dessus des seuils

Plus de la moitié des cours d'eau étudiés sont contaminés par le PFOS au-delà des seuils réglementaires.

Atteindre un bon état général des eaux de surface d’ici à 2027  : l’ambition de la directive-cadre européenne sur l’eau du 23 octobre 2000 semble désormais difficile à atteinte. C’est le constat dressé par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) dans une étude publiée lundi 9 décembre. En cause : la présence généralisée dans les eaux européennes d’acide perfluorooctanesulfonique (PFOS), un polluant éternel appartenant à la famille des alkyls poly- et perfluorés (PFAS).

D’après les données fournies sur la période de 2018 à 2022, selon les années, 51 à 60 % des cours d’eau, 11 à 35 % des lacs et 47 à 100 % des eaux de transition et des eaux côtières sont contaminées par le PFOS au-delà des seuils réglementaires fixés, rapporte l’agence. La fluctuation des données est notamment liée à des changements de la méthode et du champ d’étude d’une année sur l’autre.

La France parmi les mauvais élèves

La France fait partie des quatorze pays qui ont communiqué en 2022 des données de surveillance du PFOS dans leurs eaux de surface, et des trois pays (avec la Belgique et l’Islande) dont « 100 % des masses d’eau signalées » dépassaient les normes.

Pour l’AEE, ces données confirment la nécessité d’accroître les activités de surveillance du PFOS et d’élargir la liste des substances à contrôler dans les eaux de surface et souterraines à davantage de PFAS qui « ne sont pas actuellement aussi bien étudiés que le PFOS et qui continuent d’être libérés dans l’environnement ». Il faut enfin revoir les limites des PFAS dans la directive sur la qualité de l’eau potable, estime l’agence.

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