Ultrariches, vents fous, femmes en grève... À lire cet automne
Les plus riches de la planète sont les plus gros pollueurs. - © Juliette de Montvallon / Reporterre
Les plus riches de la planète sont les plus gros pollueurs. - © Juliette de Montvallon / Reporterre
Durée de lecture : 16 minutes
L’actualité écologiste, c’est aussi la culture. Parmi cette nouvelle et riche sélection : la mégamachine, un éloge de la vie sauvage, des films d’animation déconstruits, une jeunesse émancipée...
LIVRES
• Very Important People
Fêtes d’anniversaire de millionnaires, superyachts… La sociologue Ashley Mears a enquêté au cœur de la jet-set new-yorkaise, aux États-Unis. Le milieu est sélect, impénétrable, étourdissant, ce qui donne un caractère truculent à découvrir la vie de ces 0,1 % les plus riches de la planète, dont les manières d’habiter la Terre sont les plus problématiques en ces temps de crise climatique. Dans une perspective féministe, elle dévoile notamment le travail des « promoteurs » de clubs, chargés de recruter des jeunes femmes vouées à agrémenter, par leur présence, les soirées de ces « very important people ».
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Very Important People, d’Ashley Mears, aux éditions La Découverte, septembre 2023, 400 p., 25 euros. |
• Naviguer sur les sentiers du vent
Voilà un ouvrage qui plaira à ceux qui rêvent de navigation aux étoiles et d’une vie emplie d’embruns. En 240 pages d’une grande poésie, le navigateur Olivier Le Carrer raconte l’océan et ses mécanismes, de la formation des vagues à celle du vent. En creux, il esquisse les raisons pour lesquelles les humains s’acharnent depuis tant d’années à parcourir les mers : les rafales sur le visage, la peau craquelée par le sel, la visite de dauphins avertissant d’un danger… Conjuguant ses souvenirs de mer à ceux de grands marins comme Bernard Moitessier ou Nicole van de Kerchove, il rend un vibrant hommage au large et à ceux qui s’y aventurent. Plutôt que le fantasme de marins augmentés, branchés en permanence à leurs GPS et autres outils électroniques, l’ancien rédacteur en chef de la revue Bateaux vante l’observation des astres, des courants et des oiseaux. On se laisse emporter comme par une vague par ce splendide récit.
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Naviguer sur les sentiers du vent, d’Olivier Le Carrer (auteur) et Sibylle Le Carrer (illustrations), aux éditions Actes Sud, septembre 2023, 240 p., 22 euros. |
• Un monde immense
« Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux, de voir l’univers avec les yeux d’un autre », écrivait Proust dans La Prisonnière. C’est chose faite, ou presque, avec ce formidable ouvrage du journaliste Ed Yong. L’Américano-Britannique nous entraîne dans l’univers perceptif fascinant de dizaines de créatures : les poissons-chats, qui « goûtent » le monde grâce à leur peau recouverte de papilles ; les chiens, dotés d’un odorat si puissant qu’ils peuvent deviner le passé d’un lieu ; ou encore les oiseaux, capables de ressentir le champ magnétique de la Terre. L’être humain ne capte qu’une petite partie du monde, comprend-on au fil des pages. Et la manière dont le reste du vivant le perçoit a de quoi nous émerveiller.
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Un monde immense, d’Ed Yong, aux éditions Les Liens qui libèrent, novembre 2023, 492 p., 26 euros. |
• Une belle grève de femmes
Le mercredi 19 novembre 1924, les sardinières de Douarnenez (Finistère) se mettaient en grève… pour six semaines. Ces « penn sardin » (têtes de sardine, en breton) besognaient jusqu’à quinze heures par jour pour un salaire au mille qui faisait d’elles les ouvrières les moins payées de France. Portées par une culture populaire combative, que l’on retrouve dans les chansons, elles allaient mettre leurs rapaces de patrons K.-O.
La journaliste Anne Crignon restitue cette « grande grève » dans un récit vivant et documenté : grâce aux photographies et citations, on imagine très bien ces ouvrières en coiffe blanche et sabots filant vers l’usine dans la nuit noire, coquettes et bonnes mères. Son livre croque avec mordant une époque où le mépris de classe était freiné par la ferveur communiste : d’attachants portraits d’élus, comme ceux du « roi Flanchec » ou du préfet Desmars, qui réquisitionne des gendarmes sur ordre, mais ne leur donne pas l’ordre d’intervenir — qui ne rêvera de les ressusciter ? On ressort de cette lecture ému, porté par l’idée qu’« aucune lutte ne “sert à rien”, [qu’]aucune n’est perdue d’avance ».
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Une belle grève de femmes, d’Anne Crignon, aux éditions Libertalia, mai 2023, 168 p., 10 euros. |
• Sois jeune et tais-toi
Les jeunes sont ignares, fainéants, égoïstes. On pourrait continuer longtemps cette litanie de poncifs répétés à longueur de temps par certains éditorialistes de médias généralistes. Des clichés que la journaliste Salomé Saqué démonte méticuleusement dans ce premier essai. Elle part de son expérience personnelle : une jeune femme bien souvent réduite à son âge ou à son physique (dans les commentaires postés sous ses vidéos) pour décrédibiliser son travail. Grâce à de nombreux et émouvants témoignages, elle dresse le portrait d’une jeunesse abandonnée aux caprices d’une cruelle économie de marché qui ne profite qu’aux plus âgés. La détresse et le sentiment d’injustice transpirent de ces pages et leur lecture ne remonte pas vraiment le moral. Même si en fin d’ouvrage, Salomé Saqué glisse quelques éléments positifs : l’engagement citoyen et militant des jeunes ou leur désertion des emplois absurdes. Plutôt qu’une guerre générationnelle, elle rêve d’une alliance entre tous les âges pour mettre fin à l’immobilisme.
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Sois jeune et tais-toi — Réponse à ceux qui critiquent la jeunesse, de Salomé Saqué, aux éditions Payot, mars 2023, 320 p., 19,90 euros. |
• La Fin de la mégamachine
Raconter l’histoire de l’Occident sous un angle nouveau, c’est le pari réussi de Fabian Scheidler dans cette somme qui se lit avec un intérêt qui ne se relâche jamais. Le livre a connu un succès massif en Allemagne, et après sa traduction en France en 2020, paraît maintenant en poche. Le récit, impressionnant, ouvre des perspectives originales, en mettant l’accent sur le rôle de la violence militaire dans l’essor des dominations grecque, athénienne, puis du capitalisme né à la suite du Moyen Âge et jusqu’à aujourd’hui. Scheidler montre comment l’intense période de révoltes populaires qui a marqué la fin du Moyen Âge a suscité une « contre-révolution » des élites, qui ont élaboré un capitalisme violent fondé sur l’alliance entre le marché et l’État. Tout est passionnant. Mais les perspectives d’émancipation évoquées au final ne convainquent guère.
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La Fin de la mégamachine — Sur les traces d’une civilisation en voie d’effondrement, de Fabian Scheidler, aux éditions du Seuil, septembre 2023, 528 p., 13,90 euros. |
• Décoder Disney-Pixar
Critiquer les messages véhiculés dans les films d’animation de Disney et Pixar ? Spontanément, on pense à la mise en valeur de couples hétéronormés : les princesses en détresse avec leur sauveur, le prince charmant. Mais dans ce livre, la chercheuse Célia Sauvage va bien au-delà des critiques habituelles, et propose une véritable redécouverte des films. Comment les studios mettent-ils en avant des figures de bully harceleurs ? De quelle manière les dessins animés participent-ils à la culture du viol ? Pourquoi les personnages non blancs sont-ils écrits de façon problématique ? En donnant une multitude d’exemples concrets, Célia Sauvage propose une analyse intelligente de l’imaginaire diffusé par Disney et Pixar, tout en mettant en avant des alternatives possibles, pour que la magie puisse revenir dans le cœur des enfants (et des plus grands).
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Décoder Disney-Pixar, désenchanter et réenchanter l’imaginaire, de Célia Sauvage, aux éditions Daronnes, septembre 2023, 400 p., 25 euros. |
• Et vous passerez comme des vents fous
Un petit village des Pyrénées, à la fin du XIXᵉ siècle : Jules perpétue la tradition du dressage d’ours avec le rêve de faire fortune comme montreur d’ours. Le même village, au XXIᵉ siècle : Gaspard, berger, monte en estive avec 800 brebis tandis qu’Alma, éthologue au Centre national pour la biodiversité, a pour mission d’étudier le comportement des ours pour aider à la cohabitation. Entre ces deux époques, l’ours a été décimé, avant d’être réintroduit dans le massif. Peurs archaïques, fascination, incompréhension… À travers ces trois personnages, Clara Arnaud interroge la relation de l’ours et de l’être humain, la part de sauvage en chacun. Avec, pour décor, la montagne aussi attirante qu’indomptée.
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Et vous passerez comme des vents fous, de Clara Arnaud, aux éditions Actes Sud, août 2023, 384 p., 22,50 euros. |
• Dans la forêt
Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, Nelle et Eva, 17 et 18 ans, se retrouvent seules dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Voici le point de départ du roman d’anticipation de Jean Hegland, paru pour la première fois en 1996… mais toujours vibrant d’acuité. Une plongée dans un monde post-apocalyptique — sans électricité et parcouru d’épidémies — et une (re)découverte de la vie sauvage. Car il y a une troisième protagoniste dans ce livre sensible et sensuel : la forêt, qui se dévoile peu à peu.
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Dans la forêt, de Jean Hegland, aux éditions Gallmeister, janvier 2017, 304 p., 23,50 euros. |
• Chaleur humaine
Faut-il manger moins de viande ? Peut-on sauver la planète avec de petits gestes ? Dans son podcast Chaleur humaine, Nabil Wakim, journaliste au Monde, pose les questions de la vie de tous les jours. Celles qui, bien souvent, fâchent. À chaque épisode, il invite scientifique ou expert pour y répondre et apporter les solutions adaptées pour sauvegarder le vivant et la planète habitable. Ce livre est une compilation de dix-huit de ces entretiens, tous enthousiasmants.
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Chaleur humaine — 18 réponses à la menace climatique, de Nabil Wakim, aux éditions Seuil, octobre 2023, 320 p., 19,90 euros. |
• Mon corps de ferme
La poésie permet-elle de parler du monde agricole ? À la fermeture du recueil d’Aurélie Olivier, la question ne se pose même plus tant la réponse est évidente : oui, trois fois oui. L’enchaînement des poèmes, autant de scènes saisies sur le vif, plonge le lecteur dans l’intimité de la vie à la ferme soumise aux grandes transformations du monde agricole breton depuis les années 1950. Le travail des humains — remembré, mécanisé, robotisé — ; la vie des bêtes — le tragique d’une vie de vache condensée en neuf lignes cliniques et lapidaires — ; l’enfance et l’adolescence écrasées par le conformisme social, jusqu’au cancer de la narratrice, tout passe au tamis des phrases affutées, drôles et grinçantes.
Souvent aussi les mots se font jeux, stoppant le lecteur dans sa lecture, obligeant à réfléchir comme le koan d’un maître bouddhiste. « Bien comme il faut sort sa faux » ; « Tu m’engraisses, je t’engraisse / Un don contre don façon cochon » ; « Mon corps se rend ferme / La mort est dit simulée ». Les paysans ne parlent pas, les bêtes non plus. Aurélie Olivier, elle, « 18 ans à l’intérieur d’une ferme » et « 18 ans à l’extérieur d’une ferme », a pris le temps de dire cette « tristesse des racines essorées par les nitrates ». Un bienfait pour elle : « La ferme me lâche / Je sors de taire ». Un présent pour nous qui la lisons.
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Mon corps de ferme, d’Aurélie Olivier, aux Éditions du commun, janvier 2023, 70 p., 11 euros. |
• Viendra le temps du feu
Paru en 2021, ce roman incandescent nous emmène au cœur d’une société totalitaire aux frontières closes, où les livres sont proscrits et l’enfantement obligatoire. À travers les voix entremêlées de femmes et d’un homme qui tentent de survivre et de se faufiler, on suit l’émergence de la révolte. Le temps du feu. Une dystopie plutôt rougeoyante que sombre, qui parle d’émancipation et de sororité.
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Viendra le temps du feu, de Wendy Delorme, aux éditions Cambourakis, mars 2021, 272 p., 19 euros. |
• Les Merveilleux nuages
Vous avez aimé le film Oppenheimer ? Vous apprécierez Les Merveilleux nuages — Que faire du nucléaire ? de Harry Bernas. Ce physicien nucléaire y rappelle avec force que toute l’énergie nucléaire s’enracine dans les applications militaires qui se sont développées dans le contexte de la guerre froide : on n’a pas choisi la technologie nucléaire la plus sûre, mais celle qui était la plus rapidement disponible pour faire un sous-marin atomique. De ce péché originel découlent selon Bernas les errements d’une technique intrinsèquement dangereuse. Le scientifique analyse ensuite — sur la base d’une documentation convaincante — le programme des EPR2 lancé par le gouvernement français : faute de capacités industrielles et humaines, « le projet ne paraît tout simplement pas techniquement faisable dans le contexte français actuel ».
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Les Merveilleux nuages — Que faire du nucléaire ?, de Harry Bernas, aux éditions Seuil, septembre 2023, 160 p., 15 euros. |
BD
• Vertige — Dix ans d’enquêtes sur la crise écologique et climatique
En 2019, La Revue dessinée publiait Algues vertes, l’histoire interdite, l’enquête d’Inès Léraud et Pierre Van Hove sur la pollution des plages bretonnes. On en retrouve un extrait dans cette compilation des grandes enquêtes de La Revue sur la crise écologique et climatique. À travers cet ouvrage, on découvre — ou redécouvre — pourquoi l’affaire du chlordécone aux Antilles a mis des années avant d’éclater, pourquoi les mécanismes de compensation tant loués par les promoteurs de la bétonisation sont un leurre, comment les guides de haute montagne doivent s’adapter aux transformations de la montagne… De quoi donner le vertige « face à l’étendue des dégâts, aux responsabilités de nos sociétés industrialisées, à notre inertie, à notre impuissance et à nos lâchetés », écrit La Revue dessinée.
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Vertige — Dix ans d’enquêtes sur la crise écologique et climatique, de La Revue dessinée, aux éditions La Revue dessinée, octobre 2023, 226 p., 24,90 euros. |
À VOIR
• Le Règne animal
Un mal étrange s’empare du monde industriel : pour une raison inexpliquée, certains humains se transforment en bêtes sauvages : caméléon, pieuvre, aigle… Rejetées par la société, ces créatures sont enfermées dans des centres spécialisés. Mais la faveur d’un accident de voiture, certaines d’entre elles parviennent un jour à s’échapper dans une forêt du sud de la France. Parmi elles : Lana, une femme mi-ours mi-mère de famille. Son mari et son fils (interprétés par Romain Duris et Paul Kircher, tous deux éblouissant de justesse) se lancent à sa recherche. Un film impressionnant, qui parvient à nous faire toucher du bout des doigts l’univers sensoriel des espèces non humaines et nous interroge sur notre rapport au sauvage.
Le Règne animal, de Thomas Cailley, 2 h 08, sorti le 4 octobre 2023.
• Razzia sur l’Atlantique
Peintes à la main, les pirogues sénégalaises aux couleurs vives voguent gracieusement sur l’océan Atlantique. Dans ce documentaire de Nicolas Van Ingen, la beauté des images laisse peu à peu place à la réalité hideuse de la pêche industrielle qui, depuis plus de quarante ans, pille méthodiquement les eaux. Souvent avec l’accord de l’État. L’époque où le poisson était considéré comme « le don de Dieu », tant la ressource était abondante, est révolue. Les chalutiers de fond venus du monde entier privent toute une population de son moyen de subsistance. Nicolas Van Ingen raconte la lutte violente et déséquilibrée des pêcheurs artisanaux contre les intérêts de l’agro-industrie.
Razzia sur l’Atlantique, écrit et réalisé par Nicolas Van Ingen, 2023, 52 minutes, visible gratuitement sur le site de Public Sénat.
• Les aventures de Choko
Comédienne, Valérie Gerber a fait de Choko, une petite chatte aventureuse, le personnage principal de ses premiers livres illustrés pour enfants, puis de vidéos inspirées du kamichibaï japonais (un petit théâtre ambulant). Avec leur graphisme inventif et pictural — regardez les trames pointillistes des sols, des ciels, peintes à la main — et l’imaginative musique de Clint Dorman, elles encouragent tout en poésie la découverte de la « nature » par l’enfant. Autre atout, pour rendre désirable l’apprentissage des langues étrangères, elles sont polyglottes : on peut découvrir Choko sous les étoiles en français, puis en anglais. Si l’idée est plébiscitée sur la chaîne YouTube, des versions en d’autres langues viendront bientôt.
Les aventures de Choko, livres à prix libres chez P’tits bouts et Cie, et vidéos sur la chaîne YouTube.
THÉÂTRE
• L’Hiver sera chaud !
Une pièce de théâtre où on rigole autant qu’on en apprend sur le climat, qui l’imaginait ? En cet automne gris et pluvieux comme il se doit, dur dur de penser que cet hiver il ne gèlera pas. Et pourtant, l’hiver sera chaud, s’exclame la troupe de comédiens qui, pendant une bonne heure, harangue et questionne sur l’environnement. Et le tout en musique ! Rebondissant sur l’actu et les dernières données scientifiques (oui, ils et elles ont vraiment lu le dernier rapport du Giec !), la troupe amène les spectateurs à se positionner sur ce qu’ils pensent être la source et la solution du problème climatique. Indice : un système économique aujourd’hui hégémonique… Un spectacle drôle et éducatif, joué aussi bien dans les théâtres que les écoles. À retrouver dans de nombreux endroits en France, avec même de petits extraits de Reporterre dedans !
L’Hiver sera chaud !, du collectif Ensemble Tout Contre, orchestré par Mathieu Barbances. Retrouvez toutes les dates ici.