Un lâcher de ballons en bord de mer au mépris de la biodiversité
Même qualifiés de « biodégradables », les ballons de baudruche mettent des années à disparaître. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Mensch01
Même qualifiés de « biodégradables », les ballons de baudruche mettent des années à disparaître. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Mensch01
Durée de lecture : 2 minutes
Au port du Croisic (Loire-Atlantique), le lâcher de ballons aux couleurs de Noël est une tradition. Un rendez-vous hivernal que l’union des commerçants de la ville tiendra cette année samedi 21 décembre, au risque de créer toujours plus de pollution plastique, alerte l’association de défense de l’environnement Robin des Bois.
Cette pratique présente des conséquences désastreuses pour la biodiversité marine. Les ballons qualifiés de « biodégradables » par l’Union des commerçants croisicais, ne sont qu’un « argument de vente » et mettent en réalité plusieurs années à disparaître, selon l’association, laissant le temps aux tortues, oiseaux et mammifères marins de les ingérer. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, l’appellation « biodégradable » n’autorise en rien l’abandon de ces objets dans la nature.
Menace d’un dépôt de plainte
Le père Noël « aura du boulot pendant tout l’hiver pour éviter que les cachalots, les tortues marines et les oiseaux de mer s’étouffent avec les lambeaux de ballons », prévient Robin des Bois. L’association menace donc de porter plainte « pour abandon de déchets et mise en danger de la biodiversité marine » si le lâcher a lieu.
D’autant que, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, les ballons de baudruche figurent dans les dix déchets récréatifs les plus retrouvés sur les littoraux. L’ONG appelle la mairie et les organisateurs à privilégier des alternatives plus respectueuses de l’environnement, comme des ballons captifs, retenus par un câble fixé au sol. Le débat illustre une tension croissante entre traditions festives et enjeux écologiques, rappelant la nécessité d’adapter les pratiques face à l’urgence climatique.